Quoi de mieux que le duo pour s’exprimer soi-même complètement tout en partageant ses idées, conserver sa propre identité musicale tout en ayant la force créatrice d’un groupe ? Le duo permet à l’artiste de se démarquer sans éclipser l’autre. L’alchimie qui en résulte est toujours intéressante, et souvent séduisante.

C’est le cas avec Johnny Boy, dont les pseudonymes des deux membres, Nicky Larsen et Salo Jr, laissent entendre que l’on a bien affaire à des séducteurs.
Pas trop de surprises, donc, lorsque débute ‘Modern Idol‘ et sa chanson éponyme: mélodie sexy, arrangements noisy et chant excentrique. A l’oreille, Johnny Boy, c’est Joe Strummer qui se met au noise et qui sonne hype (‘32 Hours‘). Dansant, frais et atypique, le duo sait faire la concession entre accessibilité et subtilité (‘Suicide‘), et, forcément, au bout d’un moment, c’est la tubesque perle qui finit par naître de l’habile fusion (la terrible ‘Glow‘).

Ces quatre titres suffisent à convaincre que les Johnny Boy ont justement de quoi devenir des idoles modernes. Mieux même, des sex-symbols. Eh oui, parce qu’en sonnant aussi hype tout en ayant un look de beau gosse raffiné, il y a de quoi parier que les femmes (hommes ?) les plus branchées de Paris vont leur courir après. Manque plus qu’un album. Et la moustache.