Sofy Major ne déconne plus. Après plusieurs années à sortir moults EP variés (joliment assemblés sur le recueil 5 years of freaks) le désormais quartet a sorti l’artillerie lourde avec son dernier album en date Permission To Engage. C’est bien simple le son est titanesque. La batterie fait trembler les murs les guitares hurlent la voix paralyse de terreur. Fini le temps où les clermontois compensaient une prod bricolo par une rage surhumaine. Maintenant que le groupe un son qui sied à leur rang Sofy Major peut montrer sereinement à tous de quel bois il est fait.

Permission to engage est une machine à concasser les impudents tentant vainement lui résister. L’introductif Sky silence broken entrouvre les portes de l’enfer par sa chaleur suffocante et son atmosphère irrespirable. Par la suite le groupe se rend maître de l’esprit de l’auditeur grâce à ses morceaux ultra heavy (Vraiment rien… Outil Reproached & scattered). A peine a-t-on agité le drapeau blanc de Sofy Major enclenche la seconde. On succombe totalement sous les coups de masses que sont l’intro rock’n roll de Cobra blanc le méchant stoner de Stoom stoom stoom et le groove imparable de Non rien…; Le tout et c’est le plus fort sans jamais avoir recours à la brutalité. Quand le groupe semble s’arrêter de nous malmener c’est pour nous torturer de plus belle avec des montées d’adrénaline donnant des hallucinations divines (Douxjesus666 Eugène). Peut-être manque-t-il les délires noise qu’on retrouvait sur 5 years of freaks.

Finalement Sofy Major nous laisse en paix avec l’impression de s’être débarrassé un putain de mal de crane un sentiment diffus de désorientation et étrangement une voix de femme ancrée dans la tête. Avec des remèdes aussi efficaces on les choisit sans hésitation comme médecin traitant.