Votre mot de passe vous sera envoyé.

Nada Surf est un groupe pour qui le terme chaleureux semble avoir été inventé. Depuis maintenant près de 20 ans, les américains se baladent gentiment dans le paysage indé rock armés d’un mini tube presque générationnel (oui mini, oui presque, on ne parle pas de « Loser » tout de même) qu’il a su faire oublier au fil des années en imposant sa personnalité sympathique, petitement déprimé, accueillante et docile, bref, chaleureuse. Nada surf produit toujours plus ou moins le même disque avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, l’album Lucky – exercice toujours casse-gueule de l’album principalement acoustique – relevait plus de l’ennui poli autre chose. Quatre ans plus tard, et après un dispensable album de reprises, les New-Yorkais reviennent avec une petite envie d’en découdre. Les rythmes sont plus enlevés et l’album est globalement rock à défaut d’être furieux, Nada Surf reste le groupe poli qu’on a connu. Pas de révolutions donc, Matthew Caws chante toujours de sa voix lumineuse et réconfortante des textes mi tristounets mi clichés (Teenage dream), les compositions sont globalement solides et mélodieuses, un peu toutes les mêmes aussi, mais tout est ici réglo au plus haut point, on ne cède à aucune tendance, on fait ce qu’on sait faire. Nada Surf fait du Nada Surf réjouissant sur «Waiting for something», «No snow on the mountain» ou « Looking through» dans la droite lignée des «Always love» et autres singles, ennuie par moments (« When I was young», «Teenage dream») et réussit comme presque toujours des petits miracles sur ses mid tempos lumineusement angoissés («Jules & Jim» et «Let the fight do the fighting»). La cuvée est donc plutôt bonne, Nada Surf ne vexe personne -on a envie d’être pote avec eux à défaut de vouloir être eux- et est à l’image de la vidéo envoyée par le groupe pour promouvoir The Stars are indifferent to astronomy : une soirée sympa avec un bon repas et une bonne bouteille de vin. Vous n’avez pas passé la soirée de votre vie mais c’était charmant et chaleureux.