Jaya The Cat n’a honte de rien. Originellement groupe de reggae punk de Boston installé aux Pays-Bas, avec comme leader un alcoolo barbu ne se séparant jamais de ses lunettes noires narrant à longueur de textes son amour de la glandouille, de la fête, de la picole et des drogues douces. Plus cliché, tu crèves.

Eh bah nous, on aime bien.

Ça nous plait cet air nonchalant, cette ambiance globale de détente, ces projets de vie d’ados (Put a boombox on my grave), ces trompettes en forme de pina-colada sur la plage (Late night sonic insurrection)… et puis ce morceau qui crache sur le sempiternel slogan hippie (It’s just peace and love / All these stupid shits don’t mean a thing / and you wonder why I drink).

Bon, on peut facilement objecter que le synthé plastifie tout ce qu’il touche, que le punk semble être un lointain souvenir pour le groupe, ou que niveau créativité ça vole pas bien haut. C’est vrai. Mais quand notre cerveau endolori par la grisaille du quotidien et les vicissitudes de la vie demande des vacances, Jaya The Cat offre une porte de sortie aussi décontractante que parfaitement crétine.