Troisième LP de Facedowninshit, ‘Passing Times‘ fait toujours autant dans le HxC old school, et ça fait du bien par où ça passe quand même.

Et si on n’est pas non plus ébloui par la totalité de l’album, (les 4 derniers titres sont un cran au-dessus), encore moins par la pochette assez moche dans le genre : ‘Alors Denise, le schmilblick, ce serait la nappe de la table dans la cuisine de mes grands-parents…‘ (pourtant l’intérieur du digipack est carrément plus beau), on reste quand même séduit par le son old school du groupe de Portland, mélange assez subtil entre Hardcore bien lourd, toute la rage punk qui va avec, et un son plus doom évoquant les débuts de Black Sabbath (le riff de ‘Washed Away‘) et ce qu’on fait les Melvins période ‘Gluey Porch Treatments‘.

Cela aboutit sur un son bien particulier, où rythmiques martiales laissent soudain place à une ambiant plus qu’intéressante, du genre que n’aurait pas renié Ozzy Osbourne (‘Old Song‘), pour être anéanti ensuite par ‘To Hell With It‘, obus éructé à la face des U.S.A.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, en sachant que le point fort du disque est l’aspect brutal, quasi bestial de la musique de FDIS (écoutez les halètements à la fin de ‘Never Let Your Money Walk‘), relevée par des breaks et des ambiances à la fois dark et doom où l’on sent l’impact d’un Isis, que dire de plus ? Ah si, trois choses :
– les textes traitent plutôt bien de sujets tels que la quête d’identité et le besoin de liberté.
– un groupe qui cite Lynyrd Skynyrd, remercie un certain ‘Benji like the dog‘, Steve-o (de Jackass probablement), et les ZZ Top ne peut qu’être foncièrement intéressant.
– et si après ça, le HxC de Facedowninshit n’évoque toujours rien en vous, crevez-vous les tympans, avalez une plaquette de Lexomil et allez-vous mater ‘La Passion du Christ‘, histoire d’aller jusqu’au bout des choses, à fond, face contre terre et dans vous savez quoi…