S’il y a un album que j’attendais impatiemment, c’est bien celui des Uncommonmenfrommars. Après un délicieux et rafraîchissant ‘Vote For Me‘ largement teinté de Nofx et autres Lagwagon, après une expérimentation acoustique avec ‘Kill The Fuse‘, ‘Noise Pollution‘ débarque et c’est tout sauf une grosse pollution sonore.

Et il faut le dire, les franco américains venus de Mars, les biomans du punk ont la forme, et ce dès le premier titre qui annonce très rapidement la couleur : on est dans du bon gros punk pour skaters comme Nofx nous en sert depuis belle lurette, avec le même genre de double voix (‘You Failed Me‘, ‘Snooze Button‘). Sûrement parce que le groupe continue d’enregistrer en compagnie de Ryan Green. Mais que les choses soient claires : pas de pompage direct ou de clonage musical. Les Uncommonmenfrommars restent ce qu’ils ont toujours été, mais sous amphét. Des refrains et compos mélodiques toujours autant efficaces (‘You Lie‘, ‘Who Do You Think You Are‘, ‘System’s After You‘, etc…), qu’on se dépêchera d’attendre histoire de s’y croire, comme en concert, en levant les poings vers le ciel. Parfois, le groupe jouera sur une base plus lente mais toujours autant accrocheuse comme dans l’entraînante ‘Firecracker‘, en passant par un son plus rock n’ roll et une guitare plus incisive avec ‘You Lie‘ tout simplement bandante. Tout ça juste avant de repartir sur les chapeaux de roue avec ‘System’s After You‘ dont l’introduction en fera hurler plus d’un dans la fosse.

Mais faut pas croire, il ne s’agit sûrement pas non plus d’une copie de ‘Vote For Me‘. Les punk adeptes des planches à roulettes semblent avoir mis du lest du côté de leurs délires fun d’antan. Ici, c’est avant tout les riffs et autres tournures musicales qui sont mises en avant. A chaque écoute, on a toujours l’impression d’en découvrir plus. Certainement l’album le plus fin des Unco (oui, on est plus ou moins intimes). Le genre de truc qui fait qu’on se dit que même si les Seven Hate ne sillonneront plus les routes, la France a toujours de quoi se défendre face aux productions 100% US. Et ouais, ça fait toujours autant de bien d’être chauvin. Mais attention, l’addiction est extrêmement rapide.