The Strokes, The Libertines, Franz Ferdinand, Bloc Party, Razorlight… ce sont les groupes auxquels on pense forcémment lors de l’écoute de ‘The New Fellas‘, faux nouvel album de The Cribs. ‘Faux nouvel‘ car une fois de plus, les trois frères originaires d’Angleterre puisent à fond dans le rock n’ roll des années 70, comme le reste de cette récente scène décidément persistante qui nous sert des mélodies basiques certes mais entêtantes, et ça, ce n’est sûrement pas le premier disque du genre à tomber entre nos mains depuis quelques années…mais qu’importe puisque The Cribs est doué pour ce qui est d’écrire des titres pop efficaces, même très. ‘Hey Scenesters!‘, leur premier single, au refrain fédérateur s’incruste dans les tympans pour squatter indéfiniment jusqu’à être bousculé par ‘Mirror Kissers‘ qui en bousculera plus d’un. Alors ‘The New Fellas‘ fait sourire, parce que le disque est léger, jovial, agréable à écouter. D’autant que contrairement à beaucoup trop de groupes en the, The Cribs n’hésitent pas à renverser la donne. Enfin, pas trop non plus, juste le temps de ‘It Was Only Love‘ et d’aller encore plus loin dans le concept de musique rétro : on se croirait revenir au temps des cabarets new yorkais dans les années 50. Mention spéciale à ‘Things Aren’t Gonna Change‘ où guitares aigues finissent par se fondre à des cuivres et enfin disparaître. C’est la fin de l’album et on a définitivement envie de réappuyer sur play.

Bref, tout irait pour le mieux dans le meilleur des monde si The Cribs n’était pas apparu plus tôt ou plus tard. Parce qu’on a tantôt l’impression d’avoir droit à un clone de ‘The Strokes‘ et de leur son atypique (‘I’m Alright Me‘ avec une guitare linéaire et un chant rectiligne), tantôt d’écouter une version de Bloc Party‘ amputé de son chanteur qui aurait été remplacé sur le tas par Ryan (‘Mirror Kissers‘). Et la liste des comparaisons ne s’arrête malheureusement pas là. Bien évidemment, on se doute que ce n’est pas de leur faute mais sûrement un choix facile de la part de Whichita Records qui a justement déjà Bloc Party sous ses ailes : il faut bien suivre la vague.

Il n’empêche que pour le coup, The Cribs sont bons et leur maison de disque l’a bien vu. Mais nous, sommes nous capable de viser juste dans cette guerre des clones ?