Asyl, vu en Février 2004, deux fois en deux jours. première partie de Blink 182, au Zénith. Pas trop à l’aise devant 8.000 personnes, ça se comprend. pourtant, leur set est carré et assez efficace dans le genre Punk-rock, même si le public était encore en train de digérer. Le lendemain, devant les Distillers, le groupe semble encore plus explosif que la vieille. Le public aussi. L’accueil est assez mauvais de la part des premiers rangs, pas forcémment un bon souvenir en perspective.

Et voilà qu’aujoud’hui, m’arrive un EP du groupe de La Rochelle. Cinq Titres, dont une reprise. ‘1975‘ ouvre la bal. Energique et spontanée, la machine est lancée. Le meilleur morceau en premier. Ca commence bien, la mélodie est prenante et le son est puissant. L’explosion s’abbat sur l’auditeur et le retour de flammes que constitue le refrain ne fait rien pour etouffer le brasier fraîchement allumé. Désanchantement d’une génération en trois phrases ‘Glam Rock is dead‘, ‘Rock’n’roll is a prostitute who only give head‘, et ‘Masturbation is the only vibration‘. Désespoir presque ‘craché à la gueule’ de l’auditeur, sur fond de guitare presque New Wave par instant.

Hiroshima Mis A Mort‘. Ce deuxième titre semble plus urgent que le premier, peut-être encore plus spontané. La guitare saturée se fait accompagnée d’une orchestration Punk-rockeuse débridée, mais la ligne de chant, plutôt calme, pose comme un effet mélancolique sur morceau. Le refrain est alors chanté deux fois, une en Anglais, une fois en français. Le cahnt Anglais, est au passage assez bon, lmais le groupe montre avec ce titre, qu’un titre rock en français n’est pas forcémment ridicule.

Déjà deux titres en 7 minutes 30, et le temps passe vite. La musique d’Asyl est efficace. ‘Pierres Brûlantes‘ s’avère être un morceau rock au rythme lent et à la guitare saturée, tout en maîtrise. Ce titre fait référence (je pense fortement), au film d’Ozon Gouttes d’eau sur Pierres Brûlantes (ou de la pièce de théâtre dont le titre est tiré, comme semblerait en attester le refrain, mi-Allemand mi-français.

La reprise en quatrième et avant dernier titre. ‘Sex Beat‘, reprise de Gun Club, est définitivement le titre le plus Punk du lot. Je ne connais pas l’originale, mais l’explosion est immédiate. La brindille de l’intro ré-attise le feu qui couvait depuis ‘Pierres Brûlantes‘. Le morceau est complètement déchaîné et sonne à la fois comme un brûlot Punk, que n’auraient pas renié les Clash ou les Buzzcocks.

Puis, c’est le drame, tout s’éteint. La Cold wave latente de ‘1985‘ laisse un arrière goût assez spécial dans les oreilles. Que penser de ce morceau, écho sombre et froid au fievreux et chaud ‘1975‘ ? Qu’il est bon ? certes, mais moins original que le reste.

En cinq titres, Asyl parvient à l’essentiel : s’affirmer, tout en montrant ses références. Punk, Punk mélodique, New Wave, Pop, le groupe semble exceller dans tous ces domaines, à confirmer début 2006 avec l’album, et avant, au Festival Rock en Seine, où le groupe se produira devant une assemblée de plus de 10.000 personnes. Ce n’est que le début, enfin c’est ce qu’on peut leur souhaiter.