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Dez Fafara is not dead. Oui !! Oh oui !! Il est de retour ! Ô que de joie ! Mais point trop de réjouissances avant de savoir de ce qu’il en est concrètement. Alors Coal Chamber est bien mort et entérré et Dez enchaîne avec ce projet plutôt mystérieux et innatendu : DevilDriver. Qu’est-ce donc ? L’homme qui faisait le charisme monstre d’un des groupes précurseurs du mouvement néo se recycle après de nombreux conflits avec son guitariste attitré et d’autres changements de formation qui ne laissaient déjà pas présager du meilleur pour l’avenir du groupe. Mais comment un chanteur seul peut-il faire revivre toute la puissance d’une entité aussi amblématique que Coal Chamber ? Perdu d’avance auront dit certains mais, ceux là ne connaissent pas Dez, car il lui reste encore bien des tours dans son sac. Il s’est en effet entouré de parfaits inconnus, deux guitares, une basse, une batterie et a élaboré avec eux cet album on ne sait par quel miracle. Le résultat ? Difficile à dire. On foure le cd dans le lecteur et on s’attend tout de même à entendre du Coal Chamber, et dès le titre d’ouverture, « Nothing’s Wrong ? », c’est la claque qui nous apprend à quel point on peut avoir tort de juger sans conaître : intro guitare dans un style pur death, puis la voix démarre et là on a du mal à la reconaître. Dez à dû prendre des cours de chant avec Mr. Craddle Of Filth, il gueule plus haut que jamais et enchaîne sur un tempo plus agrressif et hardcore que ce qu’on aurait jamais pu imaginer dans Coal Chamber. Le double pédale ponctue chaque intervention du nouveau Dez possédé et c’est comme on l’avait commencé que l’on assiste à la fin de cette mise en apétit, c’est-à-dire bouche bée. On enchaîne sans attendre sur « I Could Care Less », le single, qui pour sa part renoue un peu plus avec la tradition néo, avec un lead/refrain très accrocheur, mais toujours orienté vers un métal lourd, rapide. Le reste de l’album est de la même trempe : une alternance entre des titres vraiment vraiment death comme « Die (and die now) » avec un chant dans la tradition sombre de chez sombre de ce style et d’autres plus groovy, avec un flow moins haché et plus travaillé sur les textes comme le très poétique « I Dreamed I Died ». On regrettera sur les titres plus rapides de ne plus pouvoir profiter de la qualité « d’acteur » de Dez : on ne l’entend plus gémir, grogner, soupirer, comme il le faisait tant auparavant. Ca ne veut pas dire qu’il ait perdu quoi que ce soit en charisme mais ce style de chant a des contraintes qu’il ne subissait pas avant. Mention spéciale pour le batteur qui s’adapte magnifiquement aux deux styles, capable autant de bourriner comme une bête lorsqu’il le faut que d’insufler l’envie de jumper plus subtilement et toujours en toute simplicité sur des titres comme « Knee Deep » sur laquelle on ne peut qu’imaginer une fausse entière de déchaînés sauter en rythme. Il était donc inutile de s’inquiéter pour la bête Dez, malgré cette sortie qui sent quelque peu la recherche de profits maximums qu’est « Giving The Devil His Due », compilation « d’inédits » de Coal Chamber qui n’avaient d’inédits que le nom. On va mettre ça sur le compte de la maison de disques qui voulait exploiter son filon jusqu’au bout. Il ne reste plus qu’à espérer que l’entente entre les membres de DevilDriver ne sera pas gâchée également car apparement quelques soient les notes sur lesquelles l’alchimiste Dez pose sa voix se transforment en or. Ca c’est du come back, et surtout ça c’est du son !