Les méchants tueurs du rock moderne, après deux opus commerciaux et politiquement corrects sont définitivement à classer dans la même catégorie que les Fratellis et autres pseudo-groupes Rock’n’roll dénués de tripes. Mais savait-on réellement à quoi s’attendre pour cette dernière apparition magnétique en cette fin 2008, au moment où l’on arrive sur la conclusion d’une année chargée en découvertes et re-découvertes rock ? Exactement, le moment est horriblement mal choisi pour sortir un album formaliste et ultra-conventionnel de Pop rock formatée.

On aura beau le retourner dans tout les sens, l’enfourcher par tout les angles imaginables et toutes les positions les plus inconcevables, cet album ‘Day & age‘ produit par Stuart Price restera une pourriture affreuse. D’accord, The killers est un groupe de glandeurs péteux et simplets, mais produire une musique nulle à ce point, est-ce possible ? Comment peut on faire un album où figurent des chansons qui divaguent si maladroitement sur des airs Jazzy cruellement assommés de cuivres pompeux (‘I can’t stay‘, ‘Losing‘); ou des riffs électro pop superficiels et synthétiques (‘Spaceman‘) ?

On s’ennuie furieusement tout au long de l’album, entre les mélodies vocales clichées et guitares moisies mal utilisées, surplombées par une batterie souffreteuse complètement out. Et danser dessus n’est pas non plus une solution.