Votre mot de passe vous sera envoyé.
Exceptionnellement, nous vous proposons le texte de Julien, un rédacteur invité, ami et lecteur, qui voulait partager sa passion pour le groupe britannique Ash. Vu que Julien m’avait récemment soudoyé avec un magazine collector des Smashing Pumpkins (passion d’étudiant pour passion d’étudiant), je n’ai pas pu dire non. Il revient donc sur deux récentes dates successives du groupe de power pop, à savoir à Lille, à l’Aéronef le 21 février et à Bruxelles, Rotonde du Botanique le 22 février 2020.

Petit rappel concernant Ash

Les 3 membres de ASH sont nés en 1977 en Irlande du Nord. Après un premier album reconnu par la critique, le grand public les découvre en 1996 avec l’album « 1977 ». Plusieurs CDs leur assurent ensuite le succès jusqu’en 2002. La recette est simple : un mélange de power pop efficace et de textes qui parlent d’amours d’ados et d’insouciance. Le genre de chanson qu’on a envie de chanter quand on a dix sept ans et qu’on a des petits papillons dans le ventre. Cette recette marche jusqu’en 2002, leur musique devient ensuite plus dure et plus produite, ils reviennent finalement à la méthode qui a fait leur succès avec « Kablammo » en 2015 et « Islands » en 2018. Aujourd’hui une compilation nommée « Teenage Wildlife » sort pour fêter les 25 ans du groupe. Teenage wildlife pour des mecs qui ont 43 ans ? C’est pas un peu abusé me direz-vous ?

Un public et un groupe plus “ash-é” !

Bon ok, force est de constater que le public est plus proche de la quarantaine que de l’adolescence. Certains sont même venus avec leur progéniture déjà en âge de boire de la bière. Mais que va-t-il se passer sur scène ? Au tout début du 21ème siècle, au plus fort de leur succès, le groupe comptait une deuxième guitariste et remplissait des salles de 2000 personnes sur le continent (beaucoup plus en Grande Bretagne et au Japon), on se demande à quoi on va avoir droit. Il ne doit pas y avoir plus de 400 personnes à Lille et pas plus à Bruxelles, même si la Rotonde du Botanique est remplie à ras bord. En première partie, Social Animals a fait le job, mais sans déchaîner les foules non plus. Les trois membres de Ash arrivent enfin sur scène.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

@ash_1977 + @thesocialanimals + @esplanadesmusic au club⚡️ 📸 @groogbag #aerolille

Une publication partagée par L’Aéronef (@aerolille) le

C’est comme si on retrouvait des vieux potes qu’on n’a pas vu depuis des années et ça fait du bien. D’accord, à la batterie Rick McMurray porte sans doute une casquette pour cacher sa calvitie et à la basse Mark Hamilton a pris quelques kilos, mais il a toujours besoin de 9m2 pour donner toute la puissance aux trois cordes de sa Gibson Thunderbird. Rien que pour le voir avancer, reculer, se retourner, s’arrêter et repartir comme s’il était seul au monde, ça valait le coup de venir. Dès les premiers accords, la magie opère. Le duo basse-batterie tient la baraque, la guitare de Tim Wheeler peut alors s’amuser. Les titres s’enchaînent naturellement. Bien sûr les vieux albums sont plus représentés (5 titres de “1977”, 3 de “Free All Angels”) mais personne ne s’en plaint.

 

Ne soyons pas trop v-ash-es !

Tout n’est pas parfait non plus, il manque parfois une deuxième guitare rythmique pour remplir un peu plus le son durant les solos et la voix de Tim Wheeler a un ou deux ratés, mais jeunes quarantenaires qui me lisez en ce moment, vous n’avez pas quelques ratés de temps en temps ? Et puis si c’est trop parfait, ça manque d’authenticité. Par contre, pour le premier concert de la tournée, tout semble en place. On sent les 25 ans de complicité. L’énergie est toujours là et l’envie de jouer aussi. Déjà plus d’une heure de concert et on ne voit pas le temps passer. Sans surprises, les vieux tubes « Kung Fu », « Girl from Mars » ou encore « Shining Light » produisent leur effet. Le public est un peu moins enthousiaste pour les morceaux plus récents.

Près d’une heure trente après avoir pris possession de la scène, Tim Wheeler annonce la dernière chanson, le public hurle des titres qu’il espère entendre, un peu comme si on demandait de passer tel ou tel morceau durant une soirée. Quand je vous dis qu’on a l’impression de revoir des vieux potes. Après deux rappels, la soirée est bel et bien terminée. Pour les plus bilingues, quelques mots seront échangés avec Mark Hamilton au stand de merchandising. Pour le reste, le public repart avec ce qu’il était venu chercher : l’énergie d’éternels adolescents, et l’illusion agréable d’avoir toujours 17 ans. Dans la chanson des Vieux amants, Brel disait : « il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte ». Peut être que les membres de Ash seront vieux un jour, mais je suis à peu près sûr qu’il ne seront jamais adultes. Pour notre plus grand bonheur.

Encore un grand merci à Julien pour ce report de fan.

SETLIST LILLE

Buzzkill
Arcadia
Angel interceptor
A life less ordinary
Shining light
Goldfinger
Wildsurf
Oh Yeah
Darkest hour of the night
You can’t have it all
Kung fu
Cocoon
Sometimes
Orpheus
Girl from mars
Jack names the planet

Walking barefoot
Burn baby burn

 

SETLIST BRUXELLES

Buzzkill
Angel interceptor
A life less ordinary
Arcadia
Shining light
Goldfinger
Wildsurf
Oh yeah
Darkest hour of the night
You can’t have it all
Walking barefoot
Kung fu
Cocoon
Sometimes
Orpheus
Girl from mars
Jack names the planet

Confessions in the pool
Burn baby burn