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Première partie de Shame au Bataclan pour leur plus grosse date française et première date sur le pays : on ne pouvait pas rencontrer PVA au meilleur moment ! En direct des loges et juste après leur set, nous parlons prochain album et mélange des genres.

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On a pu vous voir enfin jouer pour la première fois en France et d’avoir l’opportunité de faire la première partie de Shame au Bataclan !

C’est cool ! Le public a été top avec nous. Parfois dans certaines salles, on a un public qui reste assez silencieux ou statique. Ici, ils nous ont vraiment soutenus, c’était super plaisant . En plus, les balances ont pris plus de temps que prévu car les moniteurs ont explosé dès le début !

Depuis Divine Intervention en 2019, on vous surveille et c’est bien d’avoir pu découvrir de nouvelles chansons dans ce set…

Nous ne les avons pas vraiment joué avant car nous venons de terminer l’album. Nous essayons d’en jouer le plus possible sur cette tournée. C’est bien de les tester et de donner au public une idée de la direction que nous prenons. Peut-être en s’éloignant un peu de morceaux comme Divine Intervention et en allant vers quelque chose qu’on pourrait qualifier de techno rock. Ce n’est pas vraiment du rock, mais un mélange de deux styles bien heavy que nous aimons.

C’est drôle car ce type de mélange sonne typiquement britannique. Comme The Prodigy qui peut mixer le kick du rock et les rythmes massifs et bondissants de l’électro. Ce qui m’amène à cette question très classique : comment écrivez-vous la musique ?

Nous avons tous les trois des approches, des styles et des goûts très différents. Parfois, les réunir peut être un peu délicat. Cela prend du temps. Une centaine de démos et d’idées passent par là et ça commence à devenir un peu fou. Ça part avec un groove, une ligne de basse, une phrase qui peut faire naître une ambiance et des paroles. Parfois, j’ai une mélodie dans la tête et j’ai besoin de la jouer et ensuite, je joue autour. C’est ce qui est beau, car c’est toujours très différent de ce que l’on pensait au départ. Tu tournes autour de tes idées, tu essaies de les traduire d’une certaine manière pour donner un sens à ce que tu avais en tête. C’est assez difficile de se mettre derrière son piano et de dire : « Oh, j’ai une idée de chanson ».

Nous préférons quand la chanson n’est pas vraiment là : c’est plus une vague idée de chanson. Comme ça, on fait du « bruit » et on aime bien travailler à partir d’images ou de sensations. Par exemple, imagines que tu es dans un club techno à Paris dans les années 80. Avec ça, tu peux penser à des genres musicaux, des sons ou des lumières. Mais nous nous sentons vraiment à l’aise pour changer pas mal de choses, si l’équilibre ne nous convient pas à tous les trois. Nous ne voulons pas sonner cliché ou chiant. C’est pourquoi nous jouons avec des genres et des idées familiers pour mieux les déconstruire.

Comment jouez-vous avec vos chansons en concert ? Vous avez tourné pendant longtemps avec quelques morceaux, il peut donc être facile de les modifier surtout vu ce mélange des genres.

Divine Intervention, Sleek Form et Exhaust étaient nos 3 chansons principales et nous avons l’habitude d’ajouter des sections ou de mettre plus de batterie ou de synthés. Cela dépend du groupe pour lequel nous ouvrons. Récemment, c’était le cas avec Dry Cleaning où nous avons changé notre set pour être plus orienté guitare. C’est un exercice amusant d’adaptation et d’énergie. Avec Shame, nous voulions sonner plus heavy. Et lorsque nous jouons au Fabric à Londres, nous devons jouer de la musique sur laquelle tu peux danser comme dans un club.

Sur votre EP, vous avez travaillé avec Dan Carey. Il sera là aussi pour le prochain disque ?

Nous avons auto-produit l’album. Nous l’avons produit avec Jamie et Ben qui travaillent au Teeth Studios et jouent dans Pumarosa et Warmduscher. Ils sont bons, le studio est proche de l’endroit où nous vivons et il est parfait pour nous. C’est DIY mais ça sonne bien. Nous avons fait quelques sessions avec différents producteurs et aucun d’entre eux ne nous convenait. Au bout de 30 minutes, on s’est sentis à l’aise et on a collaboré à l’ensemble du processus. C’était amusant, beaucoup d’expérimentation : on a essayé des trucs avec des poubelles par exemple. Nous avions des idées et les avons testées tout de suite. Nous essayions également de mettre en pratique ce que nous avions appris du maître Dan Carey avec qui nous avons tous travaillé. Nous voulions rendre hommage à ce qu’il fait et à ce que nous respectons tant, mais en essayant de le faire nous-mêmes. C’est cool aussi d’avoir pu apprendre, au sein de ce processus, comment faire un album. Maintenant que nous l’avons fait, peut-être que nous pourrons faire le prochain ou celui d’après avec Dan. Au moins, à un moment donné, si nous n’avons plus d’argent pour enregistrer un album, nous savons que nous pouvons le faire par nous-mêmes.

Nous sommes en train de le mixer et c’est effrayant. Nous avons terminé l’album une semaine avant de partir en tournée ici, donc c’est récent. J’espère que l’album sortira avant la fin de l’année. Nous ne l’avons pas annoncé mais je ne pense pas que ce soit un secret que nous allons sortir un album à un moment donné. Ou les gens se diront : Putain, qu’est-ce que vous avez fait ?!

Parlons de l’aspect visuel de votre musique : comment choisissez-vous les artistes pour les pochettes et les vidéos ?

C’est arrivé par accident : nous faisions des photos de presse avec un photographe et nous avons testé une photo de l’arrière de nos têtes. Nous avons adoré le résultat et Adam s’est dit : « Oh, ça pourrait faire une super pochette ». Les visuels sont une introduction à notre monde et nous aimons que ce soit nous sur la couverture mais que vous ne le sachiez pas vraiment. Nous travaillons actuellement à l’élaboration d’un langage visuel cohérent pour l’album. Nous avons commencé à travailler avec des artistes comme Gabriel Davidson pour des projections.

Alors que la tournée vient de commencer, quelle est la dernière chose qui vous a fait rire en tant que groupe ?

Hier soir, nous avons secoué nos fesses tous ensemble dans la green room juste avant de jouer. Tu peux voir ça sur une Story Instagram. Aussi, Louis vient de se rendre compte que certaines voix que je fais le font mourir de rire. Nous sommes juste vraiment stupides, donc tout devient débile et drôle.

Dernière question avant de voir Shame, comment est-ce de faire partie de cette énorme et interminable scène londonienne ?

L’une des choses les plus cool est de voir les groupes s’épanouir et grandir. Qui ont commencé avec des salles de 200 personnes et qui maintenant deviennent vraiment plus grands. Comme Lynks, qui est un ami proche et qui vient de remplir le Heaven : une boîte de nuit d’une capacité de 1000 personnes. C’était comme un spectacle de mi-temps du Superbowl.

Nous venons d’avoir pour un magazine une conversation avec Bobby Gillespie de Primal Scream. On comparait des scènes de différentes époques et j’ai l’impression qu’aujourd’hui tout le monde est vraiment encourageant. Et nous pouvons le voir à nouveau maintenant que Shame a été le peuple le plus accueillant et le plus aimable.

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Opening for Shame at the Bataclan for their biggest French date and first date in France: we couldn’t meet PVA at a better time! Live from the dressing rooms and just after their set, we talk about their next album and the mix of genres.

It’s great to finally seeing you play for the first time in France and having the opportunity to open for Shame at Le Bataclan!

Yeah, it’s a good one, right? The crowd was great with us. Sometimes in venues, you got an audience which stays pretty quiet or static. Here, they were supportive, we really appreciated it. Plus, soundchecks took more time than expected as the monitors exploded right from the start! 

Since Divine Intervention in 2019, we have been listening to your work and it’s great to hear news songs for the first time in this set…

We haven’t really played this as we’ve just finished right in our album. We’re trying with the most recent shows to play as much of it as possible. It’s nice to test out the new song and give people a sense of direction that we’re heading as well. Maybe slightly separating from the kind of tunes like Divine Intervention type and moving towards something some are calling techno rock. It’s not so rock though but the mix of this two heavy things, we love it so much.

It’s funny as this type of mix sounds typically british. Like The Prodigy which can takes the kick from the rock and massive bouncy beats from electro. Which leads me to this classical question: how do you write music?

The three of us have very different approaches, styles and like and flavors of music that we enjoy. Sometimes bringing it together can be a little bit tricky. It takes some time. A hundred demos and ideas are coming through this and it starts to get crazy. It starts with a groove, a bassline, a phrase that can grew up a vibe and lyrics. Sometimes I have a melody in my head and I need to play this and I’m playing around it. That’s the beauty of it as it’s always quite different to what  you originally thought, right? It’s jamming on ideas, you’re trying to translate it in a way that makes sense in your head. It’s quite hard to play behind your piano and say: “oh I have a song idea”.

We prefer when the song isn’t really there :it’s just more like this idea of a song. And then we make noise and we quite like working from imagery or feeling. Like imagine you’re in a techno club in Paris in the 80’s. With this, you can think about music genres, sounds or lights and it leads us to a specific point where it works for us. But we feel really comfortable to change the song if the balance doesn’t sound good for the three of us. We don’t want to sound cliché or boring. This is why we play with familiar genres and ideas and try to deconstruct and subvert them.

How do you play with the songs live? You have been touring for a long time with a few tracks so it can be easy to tweak them. 

Divine Intervention, Sleek Form and Exhaust were our main 3 songs and we are used to add sections or put more drums or synths. Depending on who we are opening to. Recently, it was the case with Dry Cleaning where we changed our set to be more guitar-y. It’s a fun exercise of adaptation and energy. With Shame, we want to be heavier. And when we play Fabric in London, we need to play music you can dance to as you are in a club.

On your EP, you worked with Dan Carey. He’ll be there too for the upcoming record? 

We self-produced the album. We were producing with Jamie and Ben who work at Teeth Studios and play in Pumarosa and Warmduscher. They are good, the studio is close to where we live and it looks perfect for us. It’s DIY but sounds amazing. We did a few sessions with different producers and none of them felt right. There after 30 minutes, it felt comfortable and collaborative about the whole process. It was fun, a lot of experimentation: we tried stuff with bins for example. We had ideas and tested right away. Also, we were trying to enact what we learned from the sensei Dan Carey we all worked with. We wanted to pay homage to what he does and what we respect so highly but trying to do ourselves. It made sense to know within the process how to do an album. Now that we did it, maybe we can do the next one with Dan. At least at one point if we are out of money to record an album, we know we can do it by ourselves. 

We are mixing it now and it’s scary. We finished the record a week before going on tour here so it’s recent. Hopefully, the release will be before the end of the year. We did not announce it but I don’t think it’s a secret we are releasing an album at some point. Or people will be like: What the fuck have you been doing?!

Let’s talk about the visual aspect of your music: how do you pick the artists for covers and videos?

It happened accidentally: we were doing press shots with a photographer and we experimented with a pic of the back of our heads. And we loved the results and Adam said: oh, it could be a cool cover. Visuals are an introduction to our world and we love that it’s us on the cover but you don’t really know it. We are currently working towards it to have a cohesive visual language developed for the album. We love photography and moving images and we started working with great visual artists like Gabriel Davidson for projections. 

As the tour just started, what is the last thing that you made laugh as a band? 

Last night, we have been shaking our butts in the green room just before playing. You could check it on an Instagram Story. Also, Louis just found voices I do making him cracking up. We are just really stupid so everything is getting dumb and funny. 

Last question before seeing Shame, how is it to be part of this massive and never-ending London scene?

One of the coolest things is to see bands flourish. Who started with 200 people venues and now which are getting really bigger. Like Lynks, who is a close friend and just filled Heaven: a night club with a 1000 people capacity. It felt like a Superbowl half-time show. 

We just had for a magazine a conversation with Bobby Gillespie from Primal Scream. We were comparing scenes from different eras and I feel like today everyone is really encouraging. And we can see it again now as Shame has been the most accomodating and loveliest people. 

With no official announcement yet, we don’t know when PVA’s new adventures will be released. But we already know that they sound highly danceable and fun. In the meantime, the tour dates should continue to rain down so go and discover it live.