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LEVITATION FRANCE 2021 ☭ LE RÉSUMÉ

Sur le papier, le Levitation France est le premier festival depuis la pandémie à pouvoir offrir un écrin pour des groupes anglais et autres pays européens. Résumé et sélection de ce qui nous a plu lors de ces deux jours de rock sous bien des formes avec 3  sets intouchables.
Impossible n’est pas français.

C’est peu dire que d’affirmer que Slift a mis tout le monde d’accord. Un trio compact aux projections soignées, un set sans temps mort, un son monstrueux et ils repartent avec les mâchoires du public dans leurs flight cases. Si aucun des trois membres ne peut être pris à défaut, on retiendra que ce son de guitare jouissif et cette capacité du batteur à ne pas suer la moindre écoute. Comme quoi on peut mouiller le maillot sans que cela se voit. Impressionnant qu’on vous dit.

Si tu ne connais pas encore, zieutes donc leur session KEXP très, très vite.

Le poids de la jeunesse.

Huit long mois après la sortie de l’excellent deuxième disque Drunk Tank Pink, Shame était très attendu en live.Les nouveaux titres n’ont pas déçu, tout comme leurs interprètes. Conquérants, toujours aussi énergiques et chaleureux, ils ont eux aussi tout cassé. Généreux par l’activité physique avec un bassiste tout en roulades, des chœurs nouveaux et maîtrisés et un batteur tout en puissance. Enfin, que dire de Charlie Steen impressionnant de présence, maîtrise et d’assurance.

A moins de 25 ans, Shame met vraiment toute la scène anglaise par terre. Et nous avec.

Retrouvez notre interview avec eux réalisée lors du week-end.

Des morts vivants, dansants.

Souvenir d’un set dansant mémorable au Petit Bain, Zombie Zombie était l’une des raisons de notre déplacement. Avec Sonic Boom en guest aux potards, on se retrouve avec un set court mais toujours aussi bon. Grâce à la double batterie, aux rythmes enivrants et aux claviers désarticulés, le rendez-vous est pris pour la suivante qu’on espère proche et looooongue. Petit pincement de ne pas avoir eu d' »Hippocampe » sur le set, donc on se rattrape avec cette session studio captée par Trax.

La force tranquille.

Le premier nom qui nous vient à l’esprit quand on pense vendredi, ce sont bien The Liminanas. Qu’il était délicat de reprendre la main après Dame Area et leur set compliqué… Pourtant, le démarrage a été efficace et d’emblée, on était dedans. 7 personnes dont 2 chanteurs et un show solide bien que très statique. L’album De Pelicula sorti cet été s’illustre bien avec une bonne moitié de ses titres, notamment avec « Saul » ou « Que Calor ! » qui gagnent déjà le public. On se posera la question de mettre en avant une batterie aussi linéaire ou le chant timoré parfois. Mais le chant et la présence de la moitié de Nova Materia ainsi que la setlist très éclectique dans leur discographie nous aura fait vivre les vrais premiers plaisirs musicaux du week-end.

Quoi d’autre ?

Derrière ces 4 artistes, on en citera d’autres. Comme la semi-déception Working Men’s Club. Un chanteur agréable en interview qui se retrouve assez dédaigneux sur scène avec des morceaux pas toujours boostés par leurs rendus lives. Un moment sympa mais qui peinait à emballer pour une clôture et qui n’était pas des plus fédérateurs. La Jungle en fin de premier jour nous a scotché par sa surpuissance et sa force de frappe pour un simple duo. Un bordel délirant qui mérite clairement le coup d’œil.

Le Levitation a déjà promis de revenir le premier week-end de juin 2022. Pour la première fois sur un format 3 jours, en même temps que l’orage Primavera Sound à Barcelone. L’occasion sûrement de récupérer des artistes du line-up orgiaque et de bénéficier d’un calendrier plus propice pour attirer le chaland.
Longue vie au Levitation et à son adorable équipe.