Depuis 2013, notre rentrée rime avec Rock en Seine. Voici notre sélection des artistes à ne pas manquer, entre jeunes pousses prêtes à braquer les petites scènes et incontournables installés confortablement au sommet d’une affiche délirante.
Les Poids Lourds & Légendes Indéboulonnables
Le retour du Roi Nick Cave
Voir Nick Cave à Saint-Cloud, c’est l’assurance d’une grand-messe chamanique où la violence des larsens flirte avec une émotion pure. Venus défendre leurs derniers faits d’armes, les Bad Seeds viendront rappeler à quiconque que signifie « habiter une scène » et au grand échassier de mouiller le costume pour aller à la rencontre des premiers rangs.
Préparez-vous à chavirer.
Deftones, enfin.
Quelques mois après son Adidas Arena et 26 ans après White Pony, Deftones est plus que jamais au top de sa hype . Ils possèdent cette science unique du contraste, alternant agression pure et nappes shoegaze planantes. Deftones à Rock en Seine, c’est la promesse d’un énorme mur de son, de pogos intense et peut-être de la fosse la plus chargée du week-end ?
The Cure, pour clore le bal
Sept ans plus tard, la deuxième visite de Robert Smith et sa bande dans le festival. Avec leur catalogue de tubes mélancoliques immortels et ce son de basse reconnaissable entre mille, The Cure reste le doudou noir parfait pour clore le festival. Un concert fleuve de 2h30 en perspective où il ne sera pas malin de compter les personnes habillées en noir.
L’appel de la danse
Se déhancher sur Wet Leg
Qui doutait de Wet Leg, une fois l’effet de mode passé ? Beaucoup. Qui est resté après leur excellent deuxième album sorti l’an dernier ? Tout le monde ! Leur flegme britannique et leur humour pince-sans-rire font toujours mouche, le tout encore habités par des mélodies irrésistibles et des gimmicks rock instantanément vissés dans nos têtes. Parfait pour bouger sous le soleil de fin d’après-midi, ou pour énerver les boomers.
L’alternative Peaches
Offrir Peaches à ses festivaliers en contre-programmation des Cure pour la clôture, c’est du pain béni. Ses shows sont de véritables performances théâtrales, provocantes, ultra-sexuelles et d’une liberté totale. Entre beats techno lourds et attitude punk, Peaches promet d’offrir le moment le plus fou et mémorable du week-end.
Aller à la découverte de Man/Woman/Chainsaw
Fidèles à la tradition des groupes qui cassent les structures classiques, ils mélangent noise, post-punk et envolées de violon dans un chaos totalement maîtrisé. C’est jeune, ça n’a pas peur de grand-chose et c’est typiquement le genre de groupe qu’on est fiers de découvrir sur les petites scènes de Rock en Seine avant qu’ils ne remplissent des salles géantes.
Le défouloir
(Re) Voir Mannequin Pussy
Une des révélations de l’année 2024 : Mannequin Pussy ne fait pas de prisonniers. Leur punk rock cathartique balance des parpaings féministes et des refrains d’une efficacité redoutable. C’est sauvage, c’est imprévisible, et ça va secouer les premiers rangs dès les premières secondes.
High Vis, pour enchaîner après la sortie du lycée
Sur scène, c’est une décharge d’adrénaline pure, portée par un frontman habité. Le concert de cette sélection qui risque de créer le plus gros effet boule de neige avec son mélange d’urgence du hardcore avec des mélodies cold-wave lumineuses.
Landmvrks et sa distribution de tartes
La caution metalcore française qui n’a plus rien à envier aux pointures américaines. Les Marseillais de Landmvrks enchaînent les breakdowns destructeurs et les refrains taillés pour les stades avec une précision chirurgicale. Si vous cherchez le point de ralliement des amateurs de headbang, c’est ici que ça se passe.

