Derrière une pochette à peine plus kitsch que celle des rigolos Empire of the sun se cache l’album de The Asteroids Galaxy Tour, et franchement un disque coloré de la sorte avec un nom comme Fruit, on s’imagine déjà au Blue Oyster Bar dansant au son des Shirelles

Que ninni. ‘Fruit‘ n’est pas une déflagration de guitares gays mais une version nettement plus funky et réjouissante des immondes Morcheeba (vous vous souvenez ?). En lieu et place de l’electro lounge épate bobos, il faut imaginer la musique métissée d’un bar de Star Wars, une énergie assez contagieuse (on pense à la chanson ‘Kick you out & let the sun shine in‘ des Ceasars pendant ‘The sun ain’t shining no more‘, c’est dire), une voix assez particulière, genre le gentille Katie Mellua sous amphet’ et une saveur très régressive 90’s se dégage de ‘Fruit‘. La cool britannia, quelqu’un ? L’énergie est franchement communicative (‘Satellite‘, ‘Around the bend‘ utilisée pour la pub de l’ipod Nano), les mid tempos un peu moins (‘Crazy‘) à part ‘Hero‘ qui sonne comme un Beck époque ‘Midnite Vultures‘, mais en fin de soirée qui dégobille son Al Green… Tout cela est enthousiasmant un temps mais les cuivres et mellotrons sonnent tout de même un peu trop prévisibles et les chansons un peu trop répétitives pour convaincre sur la longueur d’autant plus qu’en fin de disque les Asteroids Galaxy Tour se noient dans leur travers et rendent le disque incontinent, la fin n’arrive jamais…

Dommage que la deuxième moitié de l’album ne soit pas plus nerveuse car ‘Fruit‘ semble insister encore et encore alors qu’on a eu notre dose, allez encore une cuillère pour tonton, une pour tata, une pour le cousin, une pour mamie… Pourtant l’album n’est pas long. Avec plus de concision et plus d’idées, The Asteroids Galaxy Tour pourra certainement faire de bien belles choses mais en attendant, ce disque restera un fond sonore agréable même si l’on aura toujours la télécommande à portée de main…