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On ne le sait que trop bien, la liste des groupes français sachant s’exporter se résume souvent à peau de chagrin quand on en vient à parler d’autre chose que d’électro. Ce ne sont pourtant pas les talents qui manquent dans l’hexagone et les sélections Fair ou Inrocks deviennent souvent des mines d’or pour les oreilles chauvines…même si trop peu trouvent le moyen de sortir un bel album avec suffisament de soutien.
Exsonvaldes avait tapé un sacré coup dans la fourmilière de la pop frenchy avec Near the edge of something beautiful, un album remarquable qui les plaçait directement en dignes héritiers de Phoenix et leur a permis de jouir d’une petite réputation à l’international. Pour ce nouveau long format Lights, ils ont à nouveau travaillé avec Alex Firla (collaborateur de Phoenix justement) et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat pourrait sans problème les propulser au même niveau que leurs ainés. L’avant coureur Days a bien fait le boulot en créant le buzz avec son clip do it yourself à base d’i pad et i phone et a convaincu que les parisiens n’ont rien perdu de leur formule pour happer les oreilles avides de mélodies pop. Bien le reste de l’album est du même acabit ! Bah oui, ça pue le single qui tue à chaque titre, toujours avec cette insouciance qui colle si bien à la peau du groupe et un côté new wave plus prononcé qu’auparavant. On a donc droit à un Let go enlevé ou un Action qui pourraient sans problème tourner en heavy rotation sur n’importe quelle radio un peu sensée.
Et comment ne pas trouver qu’Exsonvaldes est un groupe à la cool à l’écoute de Guns : une intro oppressante avant de basculer sur un rythme syncopé puis l’explosion sur le refrain : du tout bon. Chaque titre se différencie facilment : du piano simple de Lights aux incursions électro de Seahorses…on pourrait énumérer presque tous les titres en guise d’exemple de réussite. Catchy, c’est d’ailleurs un qualificatif parfait pour cet album qui délaisse un peu plus l’aspect mélancolique de leurs débuts sans pour autant perdre en sensibilité.
Par goût personnel on accrochera toujours un peu moins aux titres chantés (et c’est une première ) en français mais si le too much On n’a rien vu venir se révèle être la seule déception de l’album avec ses synthés vraiment trop appuyés (on ne peut pas dire que la BO des Cités d’or soit une super référence mais bon…), l’Aérotrain reste une bonne surprise avec ses sonorités Curesques et permettra au groupe de s’ouvrir des portes.
10 titres, c’est court mais l’envie de repasser en boucle l’album est un signe qui ne trompe pas et Lights va tourner pendant un moment avant de s’user ou d’user. A suivre de près donc.