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Connu au détour du jeu Max Payne 3, Health reprend du service après 6 ans ‘d’absence’ pour DEATH MAGIC. Entre noise vraiment ravagée et claviers à la Depeche Mode, le groupe continue sa traversée schizophrènique.

Ce n’est pas un secret et ils l’affirment en interview : ce disque est majoritairement électronique. On serait tenté de dire qu’il pue aussi inténsement l’angoisse. L’ambiance est lourde et suffocante. Comme si Depeche Mode (encore une fois) tapait sur ses claviers avec des marteaux après avoir passé des nuits à boire les paroles de Charles Manson. Un exemple ? ‘MEN TODAY’, qui essaie malgré son chant à la Martin Gore, de nous faire oublier ses agressions sonores à 150 BPM dans nos gueules apeurées. L’un des singles ‘STONEFIST‘ est hautement plus doux et demeurera le morceau le plus apprivoisé. ‘NEW COKE‘ et ses breaks quasis-dubstep lâche la pédale d’accélérateur mais on se demande où le titre veut nous mener. Certitude avérée : HEALTH n’est pas un groupe facile à aborder et DEATH MAGIC n’est qu’une preuve de plus. Une intro martiale, des basses aussi légères que le boule de ta belle-mère, des rythmiques bourrines pour un cocktail différent et clivant.

Entre voix sirupeuses et mélodies directement issues d’un club gothique indus’, il n’y a bien que ‘FLESH WORLD‘ ou ‘DARK ENOUGH‘ qui soit accessible à la plèbe qui pourrait les confondre avec de l’EDM. Exception culturelle, la follement niaise ‘LIFE‘ est tellement joyeuse qu’elle pourrait vous faire vomir des arcs-en-ciel. Au long de ses 40 minutes, le disque tourne légèrement en rond. On a d’ailleurs du mal à discerner la majeure partie des titres, à cause d’une construction assez similaire et d’un chant monotone.

DEATH MAGIC trouve son salut dans sa production et seul un bon matos sonore saura lui rendre justice sous peine de trouver l’ensemble encore plus monocorde. Leur BO pour Max Payne 3 avait l’avantage de coller à la variété des environnements du jeu, entre l’atmosphère urbaine de Los Angeles proche de ce qu’on entend ici et les abords plus colorées du Brésil. Ici, on reste dans le dark finissant par enfermer le groupe dans une ambiance redondante.

[url=https://www.visual-music.org/interview-204.htm]Notre interview avec le groupe réalisé en mai dernier. [url]