Tous droits venus d’Angers, les quatre membres de Daria, qui doit son nom cette série à l’héroïne nihiliste, nous servent une power pop largement efficace qui pourra se vanter de se tailler une bonne place aux côtés de The Get Up The Kids et Jimmy Eat World sur notre étagère qui avait décidemment besoin d’un peu de son tout frais.

Et il n’y avait pas plus évocateur que ‘Rock’n’Roll Destruction‘ pour résumer l’esprit de Daria : riff aigu en introduction, batterie puissante et jamais épuisée, les mélodies s’installent peu à peu, avec des breaks accrocheurs placés minutieusement, pile poil où il faut. Résultat : ça marche, largement même. Il suffit de jeter une oreille même pas attentive à ‘It Begins With An S‘ pour se rendre compte qu’ils l’ont cette fameuse recette secrète de la ‘mélodie indécrottable qui met de bonne humeur‘. Impossible de ne pas reprendre le refrain, impossible de ne pas hocher sa tête, impossible aussi de ne pas sourire et de se sentir voler. Surtout lors de l’apparition des violons (comme quoi, y a pas que ‘Yellowcard‘ qui y aura pensé). ‘An Amp‘ se veut plus lourde, toujours dans une direction power pop, entre Jimmy Eat World et Weezer. C’est sûr, il y a pire comme références…

Le chant de Camille ne pouvait pas être en meilleure adéquation que dans ‘Gentle & Sweet‘, pétillante track à ces riffs et accélérations tant appréciées par les Foo Fighters, comme sur toutes les autres pistes.

Après plusieurs heures d’écoute, rien à faire, il n’y a absolument rien à jeter : l’album porte bien son nom, ‘Tubes Are Warming Up‘ est bel et bien une usine à tubes. Et on s’étonne encore de ne pas en avoir entendu plus tôt, parce qu’il est clair que la machine Daria est lancée, juste pour notre bonheur.