Attention, fans de Claude François s’abstenir. Les rouennais de The Elektrocution sont de retour avec un EP intitulé ‘Rise To The Sun‘, six titres produit par deux Tahiti 80, quatre compositions originales, deux reprises, un artwork poussiéreusement sexy et beaucoup d’énergie à revendre. L’EDF sait ce qu’il lui reste à faire.

Terriblement torride, la galette débute pourtant sur des mesures timides avec ‘Somewhere Else‘, faussement pleurnicharde avec ses accents british crispants. La chanson éponyme, aussi aguicheuse que le demoiselle de la pochette, chaude comme une baraque à frites, balaye cette introduction grâce à un ton stoner insolent et chaleureux, alimenté par des riffs gras et bluesy. A la limite de la rupture, la voix de ‘Out Of Breath‘ invite au déchainement sur fond d’indie diabolique — une grosse réussite. The Elektrocution, les cousins pop d’Headcharger ? On se repose quelques secondes sur la néanmoins avenante ‘Biting The Dust‘, avant de reprendre son refrain en choeur, pour ensuite apprécier (ou pas) la ré-interprétation du ‘Panic‘ de The Smiths. Ultime plage de cet extended play, ‘I Don’t Need No Doctor‘, reprise de Ray Charles. Sympa, l’orgue.

A l’écoute de ce ‘Rise To The Sun‘ rentre-dedans et démoniaque, même une religieuse consacrée ferait une lap dance. Voilà de quoi se réchauffer pour l’hiver, en attendant de pouvoir se la péter au volant, toutes vitres ouvertes, sur le goudron fondant estival.