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Des photos du Festival : Groezrock sont dispo’ ici.

Les belges ne font pas les choses à moitié. La preuve en est le nombre de très bons festivals organisés durant la période estivale. Du coup on se sent obligé d’aller voir ce que ça donne en vrai. Alors on consulte la liste des groupes du Festival : Groezrock, Lagwagon, Rise Against, Flogging Molly, Strike Anywhere et j’en passe… Bon ok j’y vais.

Je vous passe les détails sur les 7 heures de route de La Rochelle à Lille où je retrouve des amis, dont ces messieurs de la Wassingue. On dort (très peu) et le lendemain matin on part direction Meerhout. On perd une voiture au passage et vers 10h30 on arrive enfin dans les champs qui seront le théâtre de ce festival. On retrouve encore des amis, parisiens cette fois, on récupère son pass, on vend sa place inutile et hop on rentre. Ah non, on ne rentre pas comme ça, adieu les bouteilles en tout genre, même l’eau, tout est interdit. On se dit ok c’est normal après tout c’est pour éviter de les balancer sur les groupes vraiment mauvais (qui a dit Coheed and Cambria ?) et puis on se rend compte que les briques de jus de fruits sont autorisées donc la thèse du projectile ne tient plus. Tient les boissons vendues se font dans des verres en plastiques dur. Bon ok on a compris c’était juste une histoire de thunes, après tout 1,5 € le verre d’eau, quoi de plus normal… Voilà, c’est sans doute la seule chose que j’ai à reprocher à l’organisation. Pour la suite, parlons musique.

On traverse les flaques de boue made in Woodstock pour arriver au Mainstage. Il est à peu près 10h40 et on a juste le temps d’apprécier la fin du set de Smoke Or Fire. Un peu dur de motiver les foules à cette heure bien matinale mais le groupe se démerde vraiment bien. Comme en cd, la voix du chanteur est efficace et le son est très bon. Je vous le dis de suite, oubliez le Back To Basic Stage, je n’y ais pas mis les pieds à part pendant Alexisonfire, et encore je ne suis pas resté très longtemps. En effet les groupes se chevauchant, j’ai choisi de me consacrer uniquement au Mainstage, histoire de pouvoir me reposer un peu et ne pas enchaîner tel une machine tous les shows.

Vient ensuite Capdown, deux jours qu’on m’en dit que du bien, que ça envoie, que c’est énorme. Je m’attends forcement à du très bon son. Malgré l’énergie incroyable des 4 compères, je n’accroche pas plus que ça. Ils nous balancent un ska-core des plus remuant. Le pit bouge déjà énormément et on sent que les gens apprécient. Personnellement ce fut un bon divertissement mais j’en ressors déçu par rapport à l’éloge qu’on m’en avait fait. Il faudra probablement que je me penche plus sur leur cd afin d’apprécier un peu plus leur performance live. Un coup d’œil au programme et on prend sa respiration car là ça va s’enchaîner.

Only Crime, sorte de Dream Team avec des membres de Good Riddance, Descendents, All, Black Flag, Converge, Bane, Hagfish, constituait une des raison de ma venue en ces lieux. Et je fus ravi, un très bon show, certains diront un peu mou, mais il n’est pas dans l’habitude de Russ (chanteur de son état) de remuer dans tous les sens. Ils imposent leur rythme, la plupart des pistes de “To The Nines” seront jouées pour mon plus grand bonheur. Ca joue très bien et j’en ressors satisfait.

C’est au tour de Strike Anywhere apparemment très attendu par le public du Groezrock. Je n’ai jamais vraiment écouté en profondeur ce groupe. Bien entendu je connais les plus grosses chansons mais sur cd ça ne m’a jamais vraiment transcendé. Et bien là c’est l’inverse, une incroyable performance, ça bouge dans tous les sens, point levé, le public reprend les refrains en cœur avec le groupe qui délivre une pêche incroyable. Un set qui passe vite, en effet on se demande déjà si un groupe comme celui là n’aurait pas mérité plus de 40 minutes.

L’heure défile, on en oublie de manger, et on enchaîne avec les pop-punkers de Tsunami Bomb, un brin reposant après un set de Strike Anywhere des plus explosifs. Entre ceux qui ne jurent que par Agent M et les autres qui crachent dessus, il est dur de savoir ce que vaut vraiment ce groupe. Personnellement, j’ai apprécié “The Definitive Act” et par conséquent je me fais une joie de voir ce que donnent ces nouveaux titres en live. Certes on ne peut pas le nier, le public se repose et ça ne bouge quasiment pas. Pourtant le set de Tsunami Bomb est très bon, le son niquel et leur jeu carré, peut être un peu trop, font de ces 45 minutes une réussite à mes yeux alors que j’entends certains de mes acolytes dire à quel point ce n’était pas bon. Bref on ne peut pas plaire à tout le monde.

L’après midi démarre, on se dit qu’on va aller prendre un peu le soleil et là on se rend compte que le chapiteau, contrairement au précédent set, se rempli bien vite. Rise Against semble terriblement attendu par la foule. Alors on retourne dans la fournaise et c’est parti pour un des plus gros set de ce festival. Rise Against méritait sans doute plus d’être en tête d’affiche. Le pit est survolté, ça bouge dans tout les sens. Toutes les chansons sont reprises de long en large par un chapiteau plein à craquer. Rise Against est rodé, un peu trop au goût de certains, mais appréciant pour la première fois le groupe en live, je ne me permettrai pas de faire la moindre remontrance sur ce point. Le set est efficace et c’est une sacrée claque qu’on se prend dans la tête. Tellement grosse qu’on se sent obligé de quitter l’enceinte du Groez histoire d’aller boire un coup et de manger un bout parce que sinon on risque de se retrouver gisant par terre au milieu d’une flaque de boue à moitié mort.

Du coup on rate la majeure partie du set de Boy Sets Fire, on arrive à la fin, c’est plutôt bon mais il faut faire des choix dans la vie. 7 Seconds sont les prochains sur la liste, apparemment impressionné par le public, le groupe démarre un set qui sera plus que bon avec pas mal de titre de “Take it back take it on take it over“, le pit ne bouge pas plus que ça, c’est frustrant quand on voit que le groupe se donne à 100% mais qu’importe, les mecs de 7 Seconds apprécient et moi aussi. Encore une fois la performance live est beaucoup plus intéressante que le cd en lui-même.

C’est l’heure de Flogging Molly, encore un groupe qui m’avait motivé à pointer mon nez par ici, et mon dieu, si j’avais su que c’était comme ça, j’aurais cherché à les voir en live plus tôt. Résolument LE set de ce Groezrock. Je suis d’abord devant la scène à prendre des photos, d’habitude on peut rester entre 2 et 3 chansons sans qu’on nous pousse dehors mais là, ça démarre sur les chapeaux de roues et s’en suivra une pluie incessante de slammers. A tel point qu’on est obligé de quitter rapidement l’espace afin de pouvoir laisser les mecs de la sécu’ faire le boulot sans risquer de se prendre un coup dans le dos. Je me retire donc et décide d’aller voir ce que donne le show du fond du chapiteau. Et là, c’est un sentiment étrange, on se sent pris de joie et de bonne humeur. Les gens dansent main dans la main tout autour de vous, le chapiteau bouge dans toute sa largeur, ça transpire la bonne humeur, c’est tout simplement génial, on a juste envie de danser tout seul en souriant comme un imbécile. Le groupe amputé de son violoniste malade ne perd en rien sa capacité à mettre une putain d’ambiance. A coup de yeah, de chœurs et du timbre de voix bien irish de Dave King, Flogging Molly marque le Groezrock de son empreinte. Je peux dire sans hésiter que ce fut le meilleur set de ce festival, imaginez plus de 5000 personnes danser tel un seul homme. Le public adore le set et le montre au groupe. Et quand ça se termine, on en vient à regretter que cela ne soit pas la tête d’affiche afin d’avoir un rappel. Ce groupe est un groupe idéal pour les festivals, je ne sais pas vraiment si cela rendrait aussi bien dans une salle fermée, mais à moitié en plein air comme ici ce fut magique. Mon coup de cœur.

Il est 20h00, leur set est terminé, on en veut encore mais impossible. Alors on attend que les roadies changent tout le matos afin de préparer l’entrée des Mad Caddies, groupe lui aussi très attendu par le public du Groezrock. Et 30 minutes plus tard le groupe entre en scène pour nous livrer un très bon set qui me paraîtra un peu fade suite à la prestation de Flogging Molly. Néanmoins, ce n’est pas le cas de tout le monde. La preuve en est le public très réceptif aux chansons du groupe. Personnellement, je trouve qu’il y a du très très bon comme du un peu moins bon et un peu trop mou. Malgré tout on prend son pied pendant 1 heure car ça reste Mad Caddies et ça reste terriblement efficace. Le set se termine et on commence à fatiguer, il est 22h00 et c’est au tour de Hatebreed de faire bouger le pit.

Je vous place le contexte. J’ai dormi à peu près 4/5 heures depuis deux jours, on vient d’enchaîner des shows incroyable, je suis donc énormément fatigué. Arrive Hatebreed, eux apparemment pètent la forme. La fosse s’est rempli de tough guys en marcel blanc ([i]bon ceux avec leur appareil jetable perdent en crédibilité mais bon[/i]) et apparemment on est plus là pour déconner. Quelle magnifique invention que les boules quies. Si depuis le début du fest’ le son convenait parfaitement avec ces protections, on peut dire ici que cela ne convenait pas du tout. Donc impossible de parler de la musique puisque afin de protéger mes oreilles j’ai gardé les boules quies et que par conséquent je n’ai entendu que les basses pendant tout le show. Vous constatez donc que ce groupe ne m’a pas du tout plu. Au stade de fatigue où j’étais, c’était un peu le couteau qui vient vous couper la gorge. Mais si on omet mon avis, il y a quelque chose qu’on ne peut pas enlever à Hatebreed et à ses fans venus en nombre, c’est la capacité de ce groupe à faire remuer les gens. Imaginez deux circle pit formant un huit sur toute la largeur du chapiteau. Il fallait être collé à la rambarde ou bien au fond du chapiteau pour ne pas être emporté dans ces cercles. Ca moshe dans tous les sens, c’est impressionnant. Mais ça s’arrête là, impossible d’apprécier quoi que ce soit. Le son est beaucoup beaucoup trop fort et ce groupe n’étant pas ma tasse de thé, couplé à la fatigue, font que j’ai trouvé ce set long et fatigant au possible. Enfin, après une heure, ça s’arrête pour mon plus grand bonheur.

En temps normal je serais déjà couché mort de fatigue depuis au moins une heure, mais cette fois c’est impossible, Lagwagon est la tête d’affiche de ce fest’. 23h30, les roadies ont fini d’installer le matos et Joey arrive un peu éméché sur la scène. C’est parti pour un set magique tout simplement. Une playlist de rêve, “[i]Mr Coffee[/i]”, “[i]Brown Eye Girl[/i]”, entre autres, un jeu carré, bref que du bonheur. Certes tout le chapiteau était fatigué du coup ça bougeait moins que sur Flogging Molly ou Mad Caddies mais ça n’empêche pas d’avoir eu le droit à un pur set avec un rappel. C’était terrible et j’ai pris vraiment mon pied à chanter comme une groupie les refrains de toutes les chansons. Ca a bien déconné et le son était parfait pour le groupe. Bref pas grand-chose à dire mis à part que ça valait son pesant de cacahuètes.

Voilà il est 0h40 et le Festival : Groezrock prend fin. Tel des zombies tout le monde regagne voiture ou tente afin de se remettre d’une journée dure à encaisser. Nous on repart à Lille ou je prendrais bien soin de vomir toute la nuit pour cause de crise d’appendicite ([i]enfin ça je le saurais qu’une semaine après[/i]). Bilan, une expérience énorme et un gros et bon souvenir. Si on zappe crêtes, mèches, blousons à clous et les tough guys, l’ambiance Woodstock, on a quand même eu le droit a un très bon fest’. Un coup de chapeau aux mecs de la sécurité tout simplement formidables. Le sourire aux lèvres pendant tout le fest’, on réceptionne gentiment les slammers, ça fait vraiment plaisir de voir ça. A faire au moins une fois dans sa vie ([i]sans la crise d’appendicite par contre[/i]) et pourquoi pas rendez-vous l’année prochaine.

Merci à Cynthia pour nous avoir logés, merci aux mecs du Groezrock pour les accréditations.