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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année. Nouveauté, s’ajouteront à la file des membres de labels, de groupes et d’acteurs de l’industrie musicale avec qui nous avons le plaisir d’échanger régulièrement. De quoi faire ton marché dans une année mouvementée.

Son résumé.
Groupe incontournable de la scène lilloise et sérieusement emballés par leur dernier album en date, “Bodysick”, on est allés demander leur top aux sympathiques Bison Bisou. L’occasion pour eux et pour nous de revivre leur tournée 2017 ponctuée de gros riffs, de bonnes rencontres et de petites galères.

 
Les disques.

Alessandro Cortini – Avanti

C’est beau, grand et minuscule à la fois, simple et complexe, froid et chaud, sombre et apaisant.

Algiers – The Underside Of Power

On est sensibles à la bidouille, et ceux là bidouillent avec brio.

Total Victory – English Martyrs

Une preuve que l’Angleterre est encore et toujours le berceau du post-punk avec ce super groupe dont on ne parle pas assez. Tout aussi excellent en live.

Les morceaux les plus entendus dans le van.

Dans le camion on écoute plein de choses, il y a quasi toujours de la musique qui tourne, on a notre petite clé usb qui gonfle de tour en tour. Il y a la musique de chacun, les nouveautés ou les trucs qu’on se fait découvrir, les classiques qui fédèrent. Petit coup d’oreille dans le retro sur 3 titres un peu “spéciaux”.

Alain Bashung – Malaxe

Des fois, quand on commence à avoir un paquet d’heures de route sous la semelle, on a besoin de calme, mais pas non plus le silence. Alors on met Bashung. “Fantaisie militaire”, c’est un album qui met tout le monde d’accord. Rien à en redire. Et c’est parfait pour conduire.

Serge Gainsbourg – Love On The Beat

Ça c’est le morceau qu’on aime bien mettre à fond sans prévenir personne. Ça détend tout le monde. L’amour sur le rythme.

Hot Snakes – Suicide Invoice

On a redécouvert les albums “Audit in Progress” et “Suicide Invoice” au moment de l’enregistrement de l’album. Du coup, ça a pas mal tourné dans le camion le restant de l’année. On passait notre temps à siffloter les parties du morceau “Suicide Invoice” et on a dû l’écouter à chaque fois qu’on partait. Un excellent groupe indie un peu tombé aux oubliettes.

Les flops

At The Drive-In
Ça commence vraiment à se voir beaucoup qu’ils ont des factures à payer, non ?

Les Restoroutes
On en a fait un paquet, et on peut dire qu’il y en a certains qui craignent encore plus que que leur nom. Quelque part entre la Bourgogne et le Luxembourg il y a un Autogrill vraiment dégueulasse, alors fais bien attention à toi. Toutes les tables – sans exception – sont occupées par des plateaux empilés pas débarrassés, pas de prix affichés, steacks hardcore, personnel plus infecte que la bouffe. C’était vraiment chaud, si on ne parle pas de la température de service.
Sinon sur la côte néerlandaise, non loin de Middelburg, un restaurant cosy avec feu de bois et vue sur la mer, mais aussi avec serveuse qui prend la commande de tout le monde sauf de Charly (ndr : chanteur du groupe), puis lui amène un jus d’orange au lieu du jus de pomme commandé. Ça aurait pu s’arrêter là si le gérant n’avait pas décidé de s’en mêler en nous obligeant à payer l’intégralité de la note en une seule fois et par carte, refusant catégoriquement que l’on paie séparément. Enfin, et pas des moindres, nous avons trouvé une friterie vraiment très, très bizarre sur l’A28, quelque part en Normandie. Un haut-lieu pour quiconque aime saupoudrer ses frites d’angoisse.

Les trop courtes nuits.
La fois où on a cru que se coucher à 7h30 pour repartir le lendemain à 9h vers la prochaine ville allait être une affaire sans encombre. Et recommencer la semaine d’après.-

Les labels

À Tant Rêver du Roi
C’est notre label pour la France. Au Benelux nous sommes soutenus par Badgaddy et Luik Records. Mais c’est surtout un label formidable, tenu par un mec assez incroyable : Stéphane mais appelons-le Sapinou. Basé à Pau, il gère également La Ferronerie, une salle qu’on a eu le plaisir de visiter lors de notre venue en octobre, un lieu avec une âme, monté par une petite équipe de passionnés dont le but est de faire jouer la scène indé dans une zone considérée comme un peu reculée. Ça fait du bien de voir ça. Ce mec est génial, il donne beaucoup d’espoir. Et puis il a sorti plein de chouettes groupes avec qui on a eu le plaisir de jouer cette année: Grauss Boutique, Mnemotechnic, Pamplemousse… L’underground en France ne se limite donc pas à Born Bad Records, si si.

Ideal Crash
Les rennais d’Ideal Crash, mention spéciale pour Mary et Simon, sont toujours là pour nous dégotter une petite sauterie vraiment super cool. Rennes doit être la ville où nous avons le plus joué après Lille, peut-être même qu’on a plus joué à Rennes qu’à Lille, en fait. Et on sait qu’on leur doit beaucoup. Ils avaient aussi sorti notre second split avec Shiko Shiko en 2012. Une belle histoire d’amitié et de créativité.

Te Koop Records
Ce label est né cette année alors ça tombe bien. C’est la co-création de Charly, notre chanteur et de trois amis dont un ancien ingé-live de Bison Bisou, Quentin. Dans le groupe on a toujours eu à cœur d’être créatif et de “faire des choses”. Certains ont un job, d’autres ont d’autres groupes, et d’autres ont même d’autres groupes et un job. Tout est possible et cohérent. On est aussi plusieurs dans le groupe à organiser ou avoir organisé des concerts. Même si quand on fait de la musique on est tête dans le guidon, on n’a pas envie de se terrer tous les jours où y’a pas Bison Bisou. Bison Bisou c’est 5 gars libres. Ou un vieux ménage polygame très ouvert.

Les concerts

We Insist !

On a eu la joie de jouer avec We Insist à La Péniche de Chalon sur Saône, soit dans un lieu vraiment cool. Pour certains c’était la première fois qu’on les voyait mais pour chacun ça a été un super concert, vraiment marquant, une maîtrise impressionnante et des super morceaux d’un bout à l’autre joués avec beaucoup d’émotion, de simplicité et de joie. Et puis on a fait la fête, on a beaucoup discuté, on a passé une super soirée avec eux. On devrait rejouer avec We Insist en juin, autant dire qu’on a trop hâte !

BRNS / Le Prince Harry

A égalité parce que ce sont deux groupes belges ? Ils sont très différents, mais ils nous ont fait très forte impression. Encore des personnes très chouettes qui artistiquement ont quelque chose de spécial à offrir. Super rencontres, en espérant les revoir bientôt !

Hint

Pour Tof, ils ont un peu le statut de légende (héros?) nationale. Pourtant ils sont bien réels et toujours là en 2017, et on l’espère en 2018 car leur musique fait beaucoup de bien. C’est pur, c’est franc, sans concession, super plaisant et envoutant. Et Hervé et Arnaud sont des types super, des gens finalement normaux, comme on les aime, ceux qu’on range dans la case qu’on chérit des “groupes qui pètent pas plus haut que leur cul”, comme ceux citer plus haut, mais qui laissent des traces. C’était super de les avoir tant écoutés et de pouvoir partager la scène avec eux, les revoir en concert, et prendre le temps de discuter.

Les plaisirs coupables

Abba et les Afters
Ouais c’est vrai qu’on aime bien faire la fête après les concerts. Et c’est vrai que “Dancing Queen” a un pouvoir énorme sur nous cinq. Que ce soit avec l’équipe de la salle et les organisateurs ou dans une boîte de nuit cradingue, on ne résiste jamais à quelques pas de danse frénétiques.

Oublier des trucs derrière nous.
Parfois quand on se lève le matin et qu’on doit partir tôt pour aller dans une autre ville loin on essaie de penser à tout, mais on oublie quand même des trucs. Ça peut-être des t-shirts, des disques, des chemisiers fétiches trempés de sueur. Souvent, on retrouve les objets perdus, mais parfois non. C’est cool si ça fait des heureux et des heureuses mais on essaie quand même de faire plus attention pour moins de blessures au cœur.

Catherine Ringer
Quand on a joué en novembre au Temps Machine à Tours, Catherine Ringer était en pleine résidence. On l’a croisée au catering (ça ne s’invente pas), Seb était très ému en songeant qu’à 5 ans il dansait sur les clips des Rita Mitsouko devant le TOP50 (ça non plus ça ne s’invente pas).

Les rencontres marquantes

C’est un peu dur de choisir parce qu’on a rencontré tellement de gens super, tous généreux, tous à se bouger le cul comme pas possible, On profite de cette occasion comme de toutes les autres pour les embrasser. Voici trois aventures d’une nuit.

Michel et Marie-No
Michel, prof de sport à la retraite, et son épouse Marie-No, tous deux grands parents d’un adolescent bénévole au festival Bule, nous ont accueilli hyper chaleureusement dans leur grande maison jurassienne. On est arrivés vers 2-3h du matin et Michel nous attendait tranquillement en faisant des mots croisés. On était désolés d’arriver si tard (le GPS avait planté et aucune rue n’étant éclairée…) et lui il était tout sourire, nous accueillant d’un franc “Alors les punks ? On était bourrés, on n’a pas su trouver la route?!”. Ça nous a mis dans le bain et on a dormi super bien. Le petit déjeuner le lendemain était vraiment chouette et tout aussi chaleureux grâce aux confitures maisons de Marie-No, et les anecdotes en tous genres de Michel.

À Middelburg
En arrivant à Middelburg, joli petit bourg des Pays-Bas, nous sommes tombés sur un magasin d’instruments de musique, une espèce d’antiquaire, plein d’instruments traînaient sur le trottoir, alors on a garé le van et on est allés voir. Le type qui tenait les lieux nous a demandé si on était “le groupe”, on n’a pas compris, on lui a demandé où était la salle où on jouait ce soir-là et il a dit que c’était beaucoup trop loin avant de rire et de nous dire que c’était à 2 minutes et qu’en fait on dormait chez lui juste au-dessus. Il gérait aussi une petite auberge. Il vivait avec des chiens et les chiens c’est chiant pour dormir, il a omis ce détail important quand on tient un Bed & Breakfast. Le mec était drôle, étrange mais drôle, et le lendemain matin, pour le petit-déj’ il y avait plein de choses dans la cuisine, on n’a pas osé tout goûter (11 sortes de pain ça commence à faire beaucoup en même temps…), on est polis.

À Bourges
Après notre date au Nadir, comme à notre habitude on est au merch’ à tailler la bavette avec les gens du public. Et voilà qu’on nous propose un rencard petit déj’ le lendemain, on nous file une adresse, mais on comprend pas tout, c’est la fin de soirée, le moment où la bouche et les oreilles sont plus trop reliées. Le lendemain on se dit que c’est quand même rudement chic de nous inviter, se demandant encore si on a bien tout compris et on se met en route vers l’adresse mystère.
Dix minutes plus tard nous voilà accueillis par la gentille Anaïs, dans une cave à vin, avec du café chaud, du jus d’orange, du bacon, et du pain encore croustillant.
Quand on vous disait qu’on a rencontré un paquet de gens généreux!

Les attentes 2018
  • Reprendre la route dès fin janvier.
  • Composer le second album.
  • Retrouver tout le monde et rencontrer de nouvelles personnes pour partager toujours plus de bons moments.