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Dans une programmation pleine comme un festivalier en fin de journée, ce dimanche était celui de l’avalanche de groupes avec la confirmation qu’une grande tête d’affiche met toujours tout le monde d’accord.

Dans la gueule, d’entrée de jeu.

En première partie de Royal BloodQOTSA ou des Foo Fighters récemment, Wolf Alice fait la tournée des festivals d’été et n’a pas peur. Sa chanteuse est prêt à hurler bien plus fort que Manson la veille et la sono est prête à faire de même. Une prestation de qualité qui nous invite déjà à les revoir à Nos Alive au Portugal dans deux semaines.

La Suède frappe par deux fois.

Cousins de The Hives par la Suède, le style musical et le délire scénique, les Royal Republic continuent le travail de chauffe commencé par Wolf Alice. Carré comme jamais et toujours prêt pour le déhanché synchronisé, ils portent le costard à paillettes et la cravate sans vriller même sous 25° en plein soleil. La petite balade sur la version retravaillée d’ “Addictive” enfonce encore le clou pour affirmer le groupe comme la surprise sympatoche du week-end, parfait pour se  se mettre dedans en plein aprem.

Les autres Suédois du jour donc… Abonnés aux festivals et performers avérés, les noirs et blancs sont venus avec de nouveaux morceaux en prévision d’un futur disque. Hormis les tubes, la scénographie semblait pauvre et Pelle Almqvist très, trop, bavard. L’impression d’avoir deux morceaux de trop dans un concert de 50 minutes persiste et ce n’est pas bon signe. On verra à Londres pour le festival de QOTSA si il ne s’agissait que d’une journée sans ou si ils commencent a prendre un coup de vieux. Et puis, arrêtez un peu de faire asseoir la foule : ça faisait déjà deux fois dans la même journée.

Vas-y Franky, c’est bon.

Après un Trabendo foufou en mars, Frank Carter et ses Rattlesnakes étaient attendus comme l’allumette prêt à incendier la fosse. Dommage pour les Slaves présents en Warbird au même moment, le dilemme était rapide à résoudre. En short de boxe, Frank débarque et explose avec “Juggernauts“. Avec charisme, générosité, empathie et humour, il vole la Main Stage avec un naturel désarmant. A peine 5 minutes après le début, le voilà en train de monter sur le public prêt à se servir d’un mec en slam pour s’en faire une planche. S’ensuit rapidement une dédicace pour l’anniversaire de son tour manager qui se voit offrir une fosse séparée en deux pour revenir en slam porté par la foule jusqu’à la cabine de l’ingé son. Un mot aux parents et à sa fille restée à la maison en ce jour de fête des pères, des mentions à tout le staff de son crew, du festival. Bref, tu l’as compris : Franky fait croquer la famille et tout le monde aura le droit à son clin d’œil. Une gentillesse contagieuse qui a marqué tous ceux l’ayant croisé. On en oublierait presque la prestation musicale excellente, à part que Frank pourrait chanter un poil plus. Ça ne l’empêche pas de claquer un Circle Pit et d’encourager le public à l’agrandir en arrêtant son morceau après un premier essai jugé trop petit. Pour toutes ses anecdotes, ce set était, en moins d’une heure et en plein aprem, non loin d’être le meilleur du week-end.

On passera rapidement sur Dead CrossMike Patton et sa troupe nous ayant déçu avec une perf qui semblait vieillotte après ce qu’on venait de voir. Dommage, on gardait un bon souvenir de Tomahawk. N’ayant jamais été un fan de neo metal français, je ne connais pas trop Mass Hysteria. Passé de 19 sur scène à 4 en 5 minutes, ça fait son petit effet. On a suivi d’un œil distrait 3 morceaux avant d’aller se placer pour Foo Fighters. Les braveheart et circle Pit ont apparemment fait leur petit effet, ce petit extrait du Hellfest 2016 pour en témoigner.

Un show pour les gouverner tous.

Découvert en live l’an passé à Nos Alive, l’appréhension de la sensation de redite était là. Je peux le dire, j’étais pessimiste. A quelques encablures de l’écran gauche, me voilà devant Chris Shifflett prêt à prendre LA baffe du week-end. En quelques minutes, l’ambiance est en feu et le sourire aux lèvres de Dave Grohl est communicatif. Aminci, courant dans tous les sens, charismatique à souhait, il est le frontman qu’on voulait avoir devant nous pendant 2h30. Toutes guitares dehors le set gèrent toujours ses temps morts à la perfection comme la présentation du groupe passant par des covers de Queen, des Ramones, de Lennon ou de Van Halen. Ou cette reprise surprise de “Under Pressure” avec Hawkins au chant, Grohl à la batterie et le chanteur des Struts en guest. Un concert tellement over the top qu’on s’étonne à peine de voir la batterie sortir du sol pour débarquer à 4 mètres de haut pour insister sur le solo de la bête californienne à 12 bras. Que dire aussi de cette setlist ayant pioché dans 7 albums différents avec l’avantage pour Concrete and GoldThe Colour and the Shape et Wasting Light. Dans une ambiance moite et bon enfant très compacte avec du slam à gogo, les Foo’s n’ont pas failli une seconde à leur réputation et c’est avec plaisir qu’on remettra le couvert à leur prochain passage. Parfois fatigant sur album ou peu inspiré depuis quelques années, la machine à tubes tourne à balles en concert et il faut avouer que très peu de leurs équivalents dans le domaine nous font autant kiffer.