Rien de bien nouveau dans ces 13 titres mis en boîte en à peine 10 jours… enregistrés en quasi-live, dans l’urgence, pieds au plancher et têtes dans les étoiles, le teigneux quatuor vous propose ces ultimes titres qui sont décidemment à l’image de ce qu’ils ont toujours été: frais, spontanés, sincères, efficaces, mélodiques, énergiques…
Ces quelques lignes, tirées de la bio envoyée avec le skeud, valent beaucoup mieux qu’un long discours ou qu’une longue chronique, mais bon, je m’y colle quand même car Second Rate le mérite bel et bien.

Deuxième LP du groupe, oui seulement, et déjà le dernier; on n’osera tout de même pas dire que ‘Last Days Of Glory‘ est leur meilleur album, tout simplement parce que ce nest pas vrai -‘Grinding To Dust Two Years Somewhat Insane‘ est tout aussi percutant- et parce que ça serait, je crois, leur manquer de respect. Car si la longévité de Second Rate ne se résume qu’à un peu moins de six années (1998-2003), celles-ci furent vécues à fond du début jusqu’à la fin, à fond dans le Punk-rock, en n’ayant qu’un seul but: ‘se faire plaisir et faire plaisir à leurs fans’.
Alors effectivement il n’y a rien de bien nouveau dans ces 13 titres, rien de révolutionnaire, mais bon Dieu ils se sont faits plaisir et ça s’entend. Sylvain, Sam, Jon et Fred sont retournés une dernière fois à leur poste, en studio et derrière leur micros respectifs pour nous pondre des morceaux qui sentiront toujours aussi bon le Punk-rock des années 90 (‘No one can control‘, ‘To be nice pour ne citer qu’eux) ou bien l’Emo-rock qui prend ici carrément une autre dimension (les excellents ‘Paul loves that‘ et ‘Oklahoma Kids‘ (acoustique) vous en coûteront un Kleenex pour peu que vous soyez fan du groupe et emotif), tout cela afin de satisfaire pleinement leurs fans.

Quant aux Second R8, ils se sont faits eux-même des petits plaisirs, profitant de la dernière occasion qui leur est donnée: adresser un (très) vibrant hommage à Patrick Dewaere en incorporant des répliques de films où le lascar a joué, foutre comme intro à l’émouvant ‘Room 112‘ (c’est moi où les gars ont les voix qui tremblent?) une ambiance presque flippante pour peu qu’on écoute le disque dans une lugubre chambre d’un encore plus lugubre hôtel, avoir l’audace de se reprendre à cinq fois avant de lancer le riff de ‘These boots are made for kicking‘, assurer une outro des plus rock n’ roll sur ‘Red Lights‘ ou clôre l’album sur une reprise plus hard-rock n’ roll tu meurs du générique des Cosmocats.

Imparable comme disque d’adieu, ‘Last Days Of Glory‘ est la galette que se doit de posséder tout amateur de cette scène dite-indé, en guise de remerciement pour un groupe qui sera toujours resté plus ou moins dans l’underground et qui auarait mérité beaucoup mieux, en raison des services rendus. R.I.P., my tears are faked.