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Pour assurer la promo de Cocoa Sugar, les Young Fathers débarquent à Paris au Badaboum pour leur première date à Paris depuis un bail. Vu à San Francisco dans une ambiance moite et sensuelle, ils ont complètement retourné une salle à la réputation sonore compliquée. 

En première partie, WWWater nous a mis sur le cul. Connue pour être chapeautée par les Soulwax et originaire de Gant, Charlotte Adigéry et ses 2 compères ont fait plus que passer le temps avec nous. Une voix d’une force improbable, des rythmes ultra dansants et une putain d’énergie folle palpable nous ont mis dans l’ambiance idéale pour accueillir Young Fathers ensuite. A surveiller de très, très près. 

La machine à danser.

Pas grand-chose à brancher pour régler les Ecossais, le temps de commander une bière et c’est parti. Une entrée sur l’une des plus chansons les + maboules du dernier album, “Wire“. Celle qui parfois a des relents de LMFAO permet de mettre dans le bain directe et l’enchaînement ne laisse aucun répit avec la démente “Queen Is Dead“. Autant dire qu’en deux morceaux, la température de la pièce s’est réchauffé de 15 degrés. Le groupe jongle entre ses 3 chanteurs : un pour la voix rauque, un pour les cris et un pour le chant posé. Une alliance maléfique prenant tout son sens sur des “Holy Ghost“, “Rain Or Shine” ou “Wow” dont les refrains explosent avec les 3 larrons ne tenant pas en place. 

Le groupe mettra du temps à communiquer au public autrement que par ses chansons mais on s’en fout, le bonheur est ailleurs. En piochant dans toute sa disco, ils auront fait des heureux avec un avantage au dernier bien sûr. En finissant sur “Shame“, on reste sur un peu sur notre faim au vu de la qualité des titres non joués ce soir. Le contrat est pourtant bien rempli avec 1h15 de show sans pareil où notre cou et nos cordes vocales ont vibré comme rarement ses dernières années. Anecdote sympathique : pendant le Badaboum se met en mode club, le groupe continuera de se balader en restant accessible au public. Preuve qu’ils ne sont pas si hautains que leur jeu de scène peut le faire penser.

J’en profite pour remercier personne car nous avons payé nos places et surtout nous n’avons eu aucun retour suite à nos demandes d’interview pour Young Fathers. Ce qui est bien dommageable et assez rare pour être souligné.