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Et c’est parti pour une nouvelle édition du Main Square Festival sous le soleil exactement ! Il est 16h30, il fait chaud, les p’tits loulous ont sorti les shorts et les tentes, parés pour 3 jours de bon son, du moins on l’espère vu l’éclectisme de l’affiche oscillant entre électro, rap et rock. Ce registre musical qui semble faire de nous des dinosaures sur les festivals.

Un vendredi qui “roux cool”.

C’est donc après notre interview de Miles Kane (à retrouver bientôt sur le site) que l’on se pointe sur la Main Stage pour Gavin James, accompagné de sa guitare et de ses trois musiciens, l’Irlandais nous donne tout sur sa musique pop rock et nous montre toute la puissance et l’étendue de sa voix. Il fait même des efforts pour communiquer en français et redonner un peu plus de punch à notre jeune public, certainement accablé par le bac encore tout frais. Mais ça y est, ils se réveillent enfin, ça applaudit dans les mains et ça entonne des “oh oh oh” avec notre rouquin (ben oui, on vous a dit qu’il était irlandais hein, faut suivre les gars !). Voilà qu’il entreprend de chanter son tube le plus connu peut être, “Nervous”, mais là où l’on s’attendait à un rythme entraînant pour faire un peu bouger tout ça, Gavin choisit de continuer dans ses mélodies “romantico tranquillo”. Bon on te laisse là, Gavin, nous, on va aller voir ce qu’il se passe du côté du Bastion, il paraît qu’il y a même une roue cette année et alors les roux, très peu pour nous mais les roues, oui !

Effectivement elle est bien là, à 3€ le tour. On découvre aussi une nouvelle petite scène (avec amphi aménagé ou naturel… Vaste débat), un coin convivial avec des jeux anciens, des bars à eaux (pour palier à la chaleur, bien vu l’organisation) et pour les plus téméraires, l’accès à un parcours d’accrobranches (déjà présent l’an dernier) avec tyrolienne de 210m, saut de Tarzan et tutti quanti… Et le Main Square pense à la santé de ses festivaliers : si ton portable tu veux recharger, avec courage il te faudra pédaler. Des coins restauration toujours plus grands aussi, des bars, animations et coins détente toujours plus nombreux sur tout le site, toujours appréciable.

“Jean-Michel Jamiroquai.”

Le premier acte attendu ce jour, pour nous côté rock, c’est donc Miles Kane ! Et l’anglais ne va pas décevoir, que ce soit musicalement ou d’un point de vue vestimentaire (vous verrez, il y a fashion battle durant ce week-end). Parce que oui, on a beau l’avoir vu passer juste avant, le torse nu sous un costume bleu ciel avec bob géant assorti (avec gros noeud sous le menton tout mignon !) et bien, ça surprend jusqu’aux premiers rangs, jusqu’aux internets puisque le titre est littéralement le surnom donné par un lecteur ayant vu notre story. Et si musicalement, on se laissera surprendre par la reprise de Donna Summer “Hot Stuff” garanti sans strip-tease d’un quelconque “english lad”, le frontman va surtout faire honneur à son dernier album. Et au rock de façon générale, puisque les plus jeunes ont l’air de découvrir : “Hé j’aime bien ça”, peut on entendre juste derrière nous. Il faut dire qu’il était difficile de résister au côté catchy de titres tels que “Inhaler”, “Too Little Too Late”, “Rearrange” ou encore “Come Closer”. De ce point de vue, Miles réussit son coup et assure le show avec un set maitrisé de bout en bout. Ou plutôt de bob en bob. *Ahem*.

Ça tient pas debout. Et pourtant !

Après un choix cornélien entre Angèle (tellement looooooooin de notre ligne éditoriale) et le tennis de table repéré plus tôt, c’est bien le ping pong qui l’a emporté, sans nous détourner toutefois de Christine & The Queens que nous retrouvons sur la main stage sous un magnifique coucher de soleil. Et si le patron (Ross) semblait véritablement circonspect à l’idée d’assister à ce concert, il aura du mal à nier que la scénographie méritait le coup d’oeil. Feux d’artifice, de nombreux danseurs, une scénographie bien travaillée, on s’incline quelque peu devant ce petit bout de femme débordante d’énergie pour un public venu en nombre. Aussi bien chanteuse que danseuse, on doit bien admettre qu’elle assure sur tous les plans. Elle soigne aussi ses transitions, interprétant des mini scènes, toujours avec ses danseurs, entre chaque chanson et qui devient un véritable tableau vivant. On est à la limite du show à l’américaine avec enchaînement de chorégraphies et jets de confettis. Pas fan des tubes de la chanteuse, je me surprends pourtant à ne pas m’ennuyer et même à beaucoup aimer. Merci Chris pour ce joli moment !

 

Dr GreenRoomthumb

Haaa, autre tête d’affiche attendu ce jour, forcément, c’étaient les légendaires Cypress Hill (étonnamment programmés sur la green room étant donné le monde présent sur le set) ! Du bon son rap américain old school comme on les aime et qui a l’air de faire l’unanimité parmi le public arrageois, à la vue des mains en l’air marquant le rythme de chaque chanson. Le set s’ouvrant sous les doigts experts du légendaire Mix Master Mike qui va se faire un plaisir de mettre tout le monde dans l’ambiance west coast avec un bouillant warm-up. Une maitrise des platines qui explique assez aisément pourquoi le gus a aussi bossé avec les Beastie Boys ou encore Metallica.

Le flow si distinct de B-Real se mêle à celui de Sen Dog aux accents chicano (forcément on esquivera difficilement le titre “Tequila Sunrise” de ce point de vue) et on a du mal à bouder notre plaisir, tout comme le reste du public ! Il faut dire que ça fait du putain de bien de ne pas se taper du flow couvert d’auto-tune miteux, on préfère laisser ça aux plus jeunes quitte à sonner comme les vieux mais le jour où certains se hisseront au niveau de légende des californiens on en reparlera (alors ça, si c’est pas de l’argumentaire de vieux).

C’est l’heure de l’after !


Malheureusement, la journée va quelque peu s’achever là pour nous même si la place de la main stage est blindée bien avant que le set commence. Ho, on ira bien jeter une oreille de curiosité et même un bout d’objectif sur la scène dantesque de DJ Snake qui cumule écrans géants, flammes et confettis mais la prestation incroyable de Justice sur l’édition 2018 nous hante encore ! Et le côté Tomorrowland du set nous pousse donc à plier bagage pour mieux enchainer le reste du week-end qui sera de plus en plus rock ! Alors, autant se préserver pour notre registre avec un dimanche qui s’annonçait déjà bien bien chargé ! Fait quelque peu étonnant car jusqu’à maintenant, le vendredi était toujours la journée la plus rock. 

 

Pour lire le report du second jour et du troisième jour, c’est ici Kamrades (lien à suivre) !