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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année et c’est cool.

Mon résumé.

En regardant sans réfléchir dans le rétro, on pourrait se dire que 2019 n’était pas une idée folle musicalement. Peu de surprises, de sorties qui met tout le monde au sol et pour les concerts 2018 avait mis la barre trop haute. Pourtant en regardant ma playlist Spotify où je range soigneusement les nouvelles sorties chaque vendredi, 934 titres se bousculent ! Une première moitié d’année tonitruante m’a fait visiblement oublié le reste et de nombreux albums se sont installés lourdement chez moi au point de rendre cette sélection abusivement longue et complexe. A cela s’ajoute un record personnel avec 12 interviews en autant de mois.

Le résumé en 100 titres au cas où vous n’avez pas le temps car comme chaque année, j’ai pété les quotas.

Les disques.

Local Natives – Violet Street

Interview, chronique, 2 concerts à Paris : les Local Natives auront rythmé mon année. Un certain quota de douceur, des arrangements chaleureux, des harmonies vocales qui fo nt toujours du bien par où ça passe. A tel point que mes 7 morceaux les plus écoutés de l’année viennent de ce disque.

Slipknot – We Are Not Your Kind

J’ai mal aux adducteurs à cause du grand écart avec le disque précédent.

Si on m’avait dit que j’écouterais encore Slipknot en 2019, j’aurais halluciné. Leur premier disque est sûrement celui que j’ai le plus écouté et Iowa a aussi bien perturbé mes voisins à l’époque. Mais il faut avouer que WANYK dispose de tant de qualités qu’il faudra relire la chronique pour s’en rappeler et les voir live pour la première fois dans quelques jours pour l’attester. Régression pour moi, évolution pour eux, un parfait mélange pour ma plus grande surprise de l’année.

Ty Segall – First Taste

Un album de Ty Segall sans guitares, c’est toujours un excellent disque. Sans lasser, il continue d’étonner, de collectionner les styles et bordel, que ça fait du bien. Le voir à la batterie m’a encore posé la question des limites de son talent : bluffant.

Foals – Everything Not Saved Will Be Lost Vol.1

Dans un contexte où les groupes à guitares bifurquent ou plafonnent, on a quand même un groupe de 2007 qui enchaîne les tournées mondiales sold out et se permet de sortir deux disques tout en perdant leur bassiste.

A chaque fois depuis Holy Fire, je me retrouve à moitié convaincu par le nouveau Foals avant de l’écouter 20 fois sans m’en rendre compte. Le Vol.1 n’a pas fait mentir cette règle datant de 2012 : au détail près que ce disque s’est avéré hautement addictif et vieillissant bien dans le temps. Le tout en les voyant 3 fois sous 3 moutures différentes : en “acoustique” à la Maison de la Radio, dans une ambiance de dingue au Bataclan et à Rock en Seine.

Point trop n’en faut par contre, je n’ai pas réussi à rentrer dans le deuxième volet.

Le Butcherettes – bi-MENTAL

Grand fan de ATDI et des Mars Volta, j’ai toujours suivi ou subi Le Butcherettes dans ses aventures. Jamais loin à la production, Omar Rodriguez-Lopez s’en est cette fois allé et ça donne peut-être le disque le plus carré, mélodieux et réussi de Teri Gender Bender et sa troupe. Allez-lire notre interview pour les secrets de fabrication.

Sharon Van Etten – Remind Me Tomorrow

En 2019, pas de Warpaint, ni de St.Vincent ou de Savages pour voler mon coeur donc Sharon est arrivé par surprise et l’a volé avec son cinquième disque. Une claque dès la première écoute et comme Amen Dunes l’an passé, si le coup de coeur est tardif il est réel. La grande chanteuse qui manquait pour faire de cette année un grand cru et Jupiter 4 comme pépite de cet album qui n’en manque pas.

Fontaines D.C. – Dogrel

Enième révélation du rock pas encore mort, Fontaines DC se sera vraiment dévoilé à mes oreilles lors de leur concert au Bataclan. Impossible de passer à côté depuis.

Les morceaux.

Crack Cloud – Drab Measure

Conseillés en interview par Namdose, les Crack Cloud envoient un son chelou mais addictif. Si l’album a quelques ratés, “Drab Measure” devrait te convaincre du potentiel de cette bande d’agités.

Iggy Pop – Loves Missing

Après un glorieux Post Pop Depression et la tournée glorieuse qui suivait, le virage jazzy d’Iggy n’est pas complètement passionnant. Pourtant,  “Loves Missing” m’a transpercé dès la première écoute et me rappelle aux amours de l’album précédent sans être trop redondant. Iggy, on t’aime.

DIIV – Blankenship

Marqué au fer rouge par Is The Is Are et par leur sympathie en interview, je n’ai pas réussi à hisser Deceiver parmi mes disques de l’année. Pour autant, “Blankenship“, “Acheron” ou “The Spark” font le travail admirablement et j’ai hâte de les voir à la Gaïté Lyrique en mars.

Tropical Fuck Storm – Braindrops

LA révélation de l’année avec deux concerts et la découverte de leurs deux disques. Mais Braindrops est trop trituré, déglingué et désespéré pour vraiment s’écouter sans y laisser son moral entier malgré d’excellents morceaux. En reste d’ailleurs un titre éponyme excellent.

Fat White Family – Feet

Enfin, un album solide de bout en bout et des concerts qui valent la peine d’être vus pour la Fat White et un premier extrait qui annonçait bien la couleur de Serfs Up!

Namdose – Woe

29 minutes, 6 titres et que d’écoutes en boucle ! NAMDOSE a sorti un disque très addictif, vraiment défouloir et à voir en live pour la puissance et la joie qui en dégage. “Woe” condense bien ça mais “Wake Up” ou “Off The Hook” auraient aussi pu être ici.

The Chemical Brothers – Got To Keep On

No Geography m’a bien secoué le boule et ce titre n’y est pas étranger. “We’ve Got To Try“, “Eve of Destruction” et tout le reste du disque auraient bien mérité une dédicace également tellement le boulot est impeccable. Surtout pour des mecs qui fêtent leurs 25 ans de carrière cette année.

Dans les mentions honorables, on y mettra quelques titres d’I Am Easy To Find de The National, les BO de Watchmen par Trent Reznor & Atticus Ross.

Concerts

Grosse mention au Supersonic pour leur programmation annuelle et dont les excellents concerts de Pottery et les tributes Pink Floyd et QOTSA me rappellent d’excellents souvenirs musicaux et alcoolisés.

Le Bataclan avec Oh Sees, Ty Segall et les Foals au Bataclan, les 10 ans d’ASIWYFA au Gibus et les deux passages des Local Natives. Mais sans aucun doute, la plus grosse baffe a été le duo maléfique Cash Savage and The Last Drinks suivi de Tropical Fuck Storm au Petit Bain pour trois heures de rock australien torturé.

Enfin en festival, le grand vainqueur sur ce point, c’est All Point East. Demob Happy, Feet, Dream Wife, Viagra Boys, The Raconteurs, la Fat White, Jarvis Cocker, Interpol et The Strokes en une journée : maboule. Gloire au Pointu Festival, toujours aussi fort la deuxième année d’affilée avec une formule 3 jours validée. Grand retour de Rock en Seine cet été qui a affiché ses ambitions par une signature très tôt des Cure et un positionnement fort avec Aphex Twin en clôture sous le signe de la drogue dure.

Foirades

Un FIDLAR fourre-tout, un Frank Carter mièvre à mourir, des Bat For Lashes et Lower Dens génériques, un Metronomy expérimentalo-relou et une Desert Sessions assez insipide.

Attentes

NIN, les nouveaux IDLES et ShameBambara, Phoenix, un nouveau TV On The Radio (?), Pearl Jam et Nick Cave en live et la prog du Pointu Festival 2020.

Le coup de gueule

Le prix des concerts devient sacrément indécent. 109€ pour Eddie Vedder en acoustique, 78€ pour The National à l’Olympia ont explosé les tarifs habituels : on a hâte de banquer 197€ pour fêter les 4 ans et demis d’Everything Now d’Arcade Fire dans une salle des fêtes d’Ille-et-Vilaine.